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Société

Contre les incivilités dans les immeubles, la ville de Talant fait appel aux médiateurs

lundi 3 octobre 2016 à 6:00 Par Jacky Page et Marion Bargiacchi, France Bleu Bourgogne

Votée au conseil municipal du 27 septembre, une convention lie la ville de Talant à deux des quatre bailleurs sociaux, pour déployer des médiateurs sociaux dans les quartiers où les incivilités se multiplient.

Le quartier du Belvédère, qui rassemble près de la moitié de la population talantaise
Le quartier du Belvédère, qui rassemble près de la moitié de la population talantaise © Radio France - Jacky Page

Talant, France

Dans le quartier du Belvédère, une vieille dame attend tranquillement son bus. Elle a effectivement entendu parler d’incivilités dans son quartier, mais pas dans son immeuble où tout se passe bien. Deux rues plus loin, changement de ton, une habitante confirme des nuisances dans son immeuble : des portes de caves fracturées, des vitres de voitures brisées, des gens qui urinent dans les communs, des groupes de jeunes bruyants. « Un médiateur, ce serait bien, des éducateurs de rue aussi, ce serait pas mal ». Pour ce qui est du médiateur, ce sera bientôt chose faite.

Le médiateur a un pouvoir de dialogue et de persuasion

La ville va recruter trois médiateurs, qui se rendront en soirée, de 17 à 21 heures, du lundi au samedi, dans les halls d’immeuble où des groupes de jeunes sont signalés. Le médiateur n’a pas de pouvoir de police, il n’a donc pas vocation à sanctionner, mais il connaît les habitants du quartier, il sait engager le dialogue, et a un pouvoir de persuasion pour convaincre ses interlocuteurs de cesser les troubles éventuels. « Les médiateurs ont une autorité naturelle, parce qu’ils sont connus et reconnus dans la ville » explique Jean-Pierre Bernhard, adjoint au maire en charge de la tranquillité publique.

Le voisinage en profite, mais les bailleurs sociaux s’y retrouvent aussi, reconnaît Eric Martinez, directeur clientèle chez Orvitis, puisque ces rassemblements dans les halls sont souvent à l’origine de dégradations.. Une telle convention existe déjà à Beaune où le travail des médiateurs a fait ses preuves. La mesure fait l’objet d’un cofinancement. 70% à la charge de la ville de Talant, le reste réparti entre les bailleurs sociaux, au prorata du nombre de logements, pas moins de 1560 appartements au total.