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Société DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Contrôle technique, carburants, énergie : les annonces d'Édouard Philippe en réponse aux "gilets jaunes"

mardi 4 décembre 2018 à 12:54 - Mis à jour le mardi 4 décembre 2018 à 14:31 Par Thibaut Lehut, France Bleu et France Bleu Provence

Le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé ce mardi une série de mesures pour tenter d'apaiser le mouvement des "gilets jaunes". Outre un moratoire sur la hausse des taxes sur les carburants, les annonces portent également sur les tarifs de l'énergie et la réforme du contrôle technique.

Édouard Philippe à Matignon, le 4 décembre 2018.
Édouard Philippe à Matignon, le 4 décembre 2018. © AFP -

Marseille, France

Pour tenter de sortir de la crise des "gilets jaunes", le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé ce mardi des "mesures d'apaisement", après une réunion de groupe des députés LREM et MoDem. "Il faudrait être sourd et aveugle pour ne pas entendre et voir cette colère", a estimé le chef du gouvernement lors de sa déclaration, "nous devons changer quelque chose, [...] c'est maintenant le temps du dialogue". Voici ce qu'il faut retenir de ces annonces.

Carburants : pas de hausse pendant six mois

Édouard Philippe a tout d'abord annoncé un moratoire sur la hausse des taxes sur les carburants. Trois impôts sont concernés : la taxe carbone, la convergence diesel-essence et la hausse de la fiscalité sur le gazole entrepreneur non routier (GNR). Cette suspension va durer six mois. C'est cette augmentation de la fiscalité sur les carburants qui avait déclenché le mouvement des "gilets jaunes".

"Elles ne s'appliqueront pas avant d’être débattues par toutes les parties prenantes", a ajouté Édouard Philippe. "Il faut mettre en œuvre des mesures d'accompagnement, si on ne les trouve pas nous en tirerons les conséquences".

Énergie : pas de hausse cet hiver

Les tarifs de l'électricité et du gaz n'augmenteront pas non plus le 1er janvier, "et pas durant l'hiver qui s'annonce". Soit pendant trois mois, la durée prévue de la concertation annoncée la semaine dernière par Emmanuel Macron. Cette concertation, souhaitée par le chef de l'État pour faire coïncider le "problème des fins de mois" avec celui "de la fin du monde", se déroulera du 15 décembre au 1er mars.

Contrôle technique : le durcissement gelé pour six mois

La réforme du contrôle technique, qui devait conduire à un durcissement, est également suspendue pour une durée de six mois.

Un "large débat sur les impôts"

Édouard Philippe a enfin expliqué vouloir lancé un _"large débat sur les impôts"_. "Notre système fiscal est très complexe et beaucoup critiqué, car il serait injuste", a-t-il ajouté. "Si les impôts baissent, il faudra également que les dépenses baissent", a averti le Premier ministre, "car nous ne voulons pas laisser de dettes à nos enfants"

"Il faut débattre du juste niveau des services publics sur les territoires", a-t-il poursuivi. "Cette concertation ne doit ressembler à aucune autre. Il s'agit d'un dialogue au niveau national, mais le débat doit avoir lieu au plus près des Français. Il faut définir une organisation pour que tous les Français puissent s’exprimer, démultiplier les façons de participer. Ce débat devra déboucher sur des solutions concrètes", a précisé Édouard Philippe.

La manifestation de samedi doit "se dérouler dans le calme"

Samedi dernier, des violences ont marqué la journée de mobilisation des "gilets jaunes", notamment à Paris. "Aucune taxe ne mérite de mettre en danger l'unité de la Nation", a commenté Édouard Philippe à se sujet, pour qui une éventuelle manifestation samedi prochain "doit être déclarée et se dérouler dans le calme".

Des annonces chiffrées à 2,5 milliards d'euros

Les mesures de ce mardi, chiffrées officieusement à deux milliards d'euros, viennent s'ajouter à celles du 14 novembre dernier. Toujours en réponse aux gilets jaunes, le gouvernement avait alors annoncé la mise en place de mesures d'aides, dont une prime à la casse musclée pour les automobilistes et une prime pour changer les chaudières au fioul. Des mesures financées à hauteur de 500 millions d'euros, qui n'avaient pas suffi à enrayer le mouvement de protestation.

Le ministre des Finances, Bruno Le Maire, a réagi dans la foulée de ces annonces. "Il y a un cap fixé par le président qui est celui du respect de nos engagements européens, de la réduction de la dépense, de la réduction de la dette et de la réduction des impôts et ce cap-là, il sera tenu", a-t-il assuré.