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Copé et l'UMP veulent réformer le droit du sol

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Par , France Bleu

Jean-François Copé a annoncé mardi que le parti qu'il préside va présenter d'ici à la fin de l'année une proposition de loi qui doit réformer le droit du sol. Le texte devrait prévoir la fin de l'acquisition automatique de la nationalité pour les enfants nés en France de parents étrangers.

Jean-François Copé veut réformer le droit du sol. Une proposition très mal accueillie à gauche comme du côté du FN.
Jean-François Copé veut réformer le droit du sol. Une proposition très mal accueillie à gauche comme du côté du FN. © Maxppp - Christophe Morin

"Un plan pour une nouvelle politique de l'immigration " : voilà ce qu'ont adopté mardi à l'unanimité les membres du comité politique de l'UMP. Cette question va désormais faire l'objet d'une convention au sein du parti d'ici à la fin de l'année, et devrait être suivie d'une proposition de loi, comme l'a expliqué Jean-François Copé.

Une annonce qui fait directement suite à l'affaire Leonarda : invité de France Inter lundi, le président de l'UMP avait été amené à réagir à cet épisode, expliquant que selon lui il fallait "réécrire complètement la politique d'immigration en France ".

Propositions dans cinq, six mois

Mardi, Jean-François Copé a confirmé ses propos de la veille, expliquant que "l a politique d'immigration actuelle est encore celle du 19e siècle, quand la France avait une immigration économique. Ce modèle ne fonctionne plus. Aujourd'hui, au 21e siècle, on a une immigration répondant à des motifs sociaux ".

D'où la volonté de ce projet de loi : "Il ne s'agit pas de remettre en cause le droit du sol , a expliqué Jean-François Copé. Mais quand on est né en France de parents étrangers en situation irrégulière, on n'a pas vocation à y rester et il n'est pas possible d'obtenir la nationalité française. Les enfants nés de parents étrangers en situation régulière ne peuvent pas obtenir la nationalité française de manière automatique. Ils doivent en faire la demande ." Une mesure symbolique qui devrait beaucoup faire parler puisqu'en s'attaquant au droit du sol, l'UMP touche l'un des principes majeurs encadrant l'obtention de la nationalité française. 

En conférence de presse, le chef de file des députés UMP Christian Jacob a expliqué qu'il allait mettre en place un groupe de travail, avec un objectif : sortir des propositions "dans cinq-six mois. " "Il va travailler dans trois directions: l'attractivité sociale (de la France) qui existe aujourd'hui, les fondamentaux de notre politique d'immigration, et le débat européen en lien avec Schengen " a précisé, Christian Jacob expliquant que l'UMP souhaitait "se donner du temp s".

"Copé reprend la ligne du FN "

L'opposition n'a pas tardé à réagir aux déclaration de l'UMP : pour Bruno Le Roux, président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, la volonté de l'UMP de réformer le droit du sol est "une proposition d'apprenti sorcier "."On vient essayer d'allumer une allumette. Je pense que l'UMP est dans une spirale totalement folle à vouloir mettre en oeuvre des débats qui ne profitent qu'au Front national ", a ajouté le député de Seine-Saint-Denis dans les couloirs du palais Bourbon.

"Jean-François Copé n'en est plus à une contradiction près. Après avoir dénoncé il y a peu l'existence d'un axe FNPS imaginaire, voici qu'il a confirmé le magnétisme d'une ligne Buisson qui érode progressivement les frontières idéologiques et politiques entre l'UMP et le FN , écrivent de leur côté dans une tribune Yann Galut et Alexis Bachelay, députés socialistes de la Gauche forte. Historiquement, l'abolition du droit du sol a constitué une des mesures phares du Front national, avec la fin de la double nationalité. Cette proposition apparaît d'ailleurs encore dans le programme de 2012 de Marine Le Pen".

Le Front national a également réagi à ces annonces par la voix de son vice-président, Florian Philippot. Dans un communiqué, il se moque des "gros sabots électoralistes " du président de l'UMP, évoquant un "enfumage à visée électoraliste ". "Au pouvoir entre 2002 et 2012, l'UMP a eu dix ans pour réformer le droit du sol ou pour le supprimer. Elle n'a rien fait. Elle attend d'être dans l'opposition, et minoritaire, pour faire une timide proposition, ce qui démontre son manque flagrant de sincérité ", ajoute Florian Philippot. 

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