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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : avec la fermeture des gymnases, les profs d’EPS encore forcés de s’adapter

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Par , France Bleu Occitanie

Tir à l’arc, frisbee, randonnée, course d’orientation, pétanque… Ce sont quelques-unes des pratiques sportives que les professeurs d’EPS proposent à leurs élèves avec la fermeture des gymnases depuis 15 jours. Des enseignants inventifs mais qui pensent qu’on sous-estime l’importance du sport.

Le tir à la carabine laser : un exemple de sport "covido-compatible".
Le tir à la carabine laser : un exemple de sport "covido-compatible". © Radio France - SM

Depuis 15 jours, les professeurs d’EPS se cassent la tête. Ils n’ont plus accès aux salles et doivent obligatoirement faire leur cours dehors. En plein hiver, sans infrastructures disponibles et hors de leur programmation habituelle, beaucoup ont dû improviser. Des cours de randonnée ont remplacé le foot ou le badminton pour les enfants et les ados. 

À Albi, la mairie met par exemple à disposition des écoles le mur mobile d’escalade pour remplacer la piscine ou la gymnastique. Les enfants des écoles peuvent aussi faire (à tour de rôle et quand la météo le permet) du tir à l’arc. Et puis beaucoup de profs sont inventifs, comme le prouve cette rencontre spéciale handisport dans le cadre de la semaine de l'olympisme organisée par l’UNSS du Tarn au collège Vincent-Auriol de Revel hier.  

Une animation au collège Vincent Auriol de Revel.
Une animation au collège Vincent Auriol de Revel. © Radio France - SM

Tir à la carabine laser

Une journée à laquelle ont participé des 5e, 4e, 3e et quelques lycéens. Et en voyant ses élèves tester des nouvelles activités, Géraldine Peltier se régale. Malgré tout, elle a réussi à organiser sa journée spéciale : "Dans le contexte actuel, c’est inespéré. Il devait y avoir quatre ateliers, mais vu que nous ne pouvons pratiquer dans les salles, nous avons réduit à deux. Ils ont fait du tir à la carabine laser et des tours avec le fauteuil"

Reportage au collège Vincent Auriol de Revel.

Le tir, c’est une des activités que propose l’UNSS dans le Tarn, mais il y en a beaucoup d’autres précise le directeur départemental, Vincent Lourchart. "Comme activité atypique et covido-compatible, il y a la pétanque qui s’est beaucoup développée. Mais aussi toutes les activités extérieures : du VTT, de la course d'orientation, du trail. Les profs sont très inventifs et imaginatifs et sont capables de rebondir à chaque fois." La limite à cette invention permanente, c’est la météo, évidemment. Quand il pleut ou fait très mauvais, les enfants sont obligés de rester en classe.  

Le directeur départemental de l'UNSS du Tarn Vincent Lourchart

Aucune analyse sérieuse ne montre le lien entre l'EPS et les contaminations.

Un nouveau changement qui a tout de même agacé les profs de sport. André Castellan est professeur d’éducation physique et sportive au lycée Rascol à Albi. Il est aussi le responsable du Syndicat national de l'éducation physique (SNEP-FSU) pour le Tarn. Ce vendredi, il va interpeller l’inspection sur ce nouveau changement. "Aucune analyse sérieuse n'a démontré que la pratique physique tant en EPS qu’à l’AS a été vectrice de contamination. Seul le fait que nos élèves pratiquaient sans masque a conduit à émettre cette hypothèse. C’est méconnaître non seulement le professionnalisme des enseignants d’EPS à faire respecter les gestes barrières, mais c’est aussi méconnaître le mode de vie des élèves qui se côtoient à l’extérieur des établissements scolaires sans respecter ces mêmes gestes. Puisque des élèves peuvent suivre des cours dans des salles en étant masqués, pourquoi ne pas avoir demandé aux enseignants d’EPS de pouvoir faire pratiquer masqué en espace couvert des sports demandant un faible engagement énergétique (comme le tennis de table par exemple). " 

André Castellan est professeur d’éducation physique et sportive au lycée Rascol à Albi

Aux dépens de la santé des enfants 

Le responsable du syndicat raconte aussi comment la plupart des profs se sont adaptés. Mais il estime que ces nouvelles restrictions se font aux dépens des enfants, de leur santé et de leur bien-être. "Quand on ne peut pas aller dehors parce qu'il pleut trop, on doit emmener les enfants dans des salles de classe à regarder des vidéos. Et donc sans pratique physique dans ces cas-là. Et pourtant, toutes les dernières études montrent que la jeunesse pratique de moins en moins. Alors on se bagarre, parce que c'est important pour eux."

Les mesures sanitaires créent aussi des tensions. Fin janvier, une professeure d’EPS a été insultée et menacée sur les réseaux sociaux via une vidéo. Elle était accusée à tort d’avoir obligé les élèves à garder le masque pendant un cours. Des plaintes ont été déposées. Les parents des élèves ont été convoqués devant un juge. Mais la tension n’est pas tout à fait retombée. : une manifestation anti-masque était prévue à Albi ce jeudi devant le lycée Bellevue, elle a été annulée au dernier moment. 

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