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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : 1500 bénéficiaires de plus chaque jour à la Banque alimentaire de l'Isère

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Par , France Bleu Isère

L'association caritative fait face à un surcroît d'activité en cette période délicate pour les plus démunis. Elle vient en aide chaque jour à 7000 personnes à travers la fourniture de denrées ou de repas qui sont ensuite distribués par son réseau habituel mais aussi par de nouvelles structures.

La banque alimentaire de l'Isère à Sassenage, dans la banlieue grenobloise
La banque alimentaire de l'Isère à Sassenage, dans la banlieue grenobloise © Radio France - Laurent Gallien

Si elle a renvoyé la plupart de ses bénévoles à la maison pour raisons sanitaires car ils ont plus de 70 ans, la Banque alimentaire n'a pas pour autant fermé ses portes depuis le 17 mars dernier. Au contraire, elle fournit même beaucoup plus de repas et de denrées pour répondre à une forte demande en cette période de confinement. Une période qui est particulièrement délicate à vivre pour les personnes les plus démunies. Son président Christian Chédru est l'invité de France Bleu Isère.    

Christian Chédru de la Banque alimentaire de l'Isère

C'est une période de forte activité pour vous ? 

Malheureusement, oui car nous accompagnons toujours notre réseau associatif et les CCAS à qui nous fournissons habituellement des repas et des denrées, mais nous avons aussi des nouvelles communes qui se sont tournées vers nous, comme Saint-Martin-d'Hères, Echirolles, bientôt Fontaine, à qui nous donnons, pour leurs habitants dans le besoin, des produits secs. On a aussi le Crous (NDLR : le milieu universitaire) qui est venu nous vois et nous allons, à partir de la semaine prochaine, accompagner quelques six cents étudiants supplémentaires, confinés dans leurs résidences et qui n'ont pas ou peu de ressources.

Vous avez chiffré combien vous aidez de personnes au quotidien ? 

Alors habituellement entre la fourniture de denrées et la fourniture de repas avec notre dispositif "cuisine trois étoiles solidaires", nous aidons quotidiennement 5500 personnes, actuellement c'est plutôt 7000. On vient aussi en appui d'hôtels qui hébergent des personnes sans abris. Car on ne peut pas laisser les sans-abris dans la rue en cette période de confinement. Certains ont donc été accueillis dans des hôtels, pour lesquels on fournit 3000 repas chauds chaque semaine. On vient aussi fournir des denrées à l'association Magdaléna, qui elle les transforme en repas chauds pour les SDF de Grenoble, à hauteur de 300 repas par jour, 7 jours sur 7. La crise sanitaire touche évidemment en premier et de manière beaucoup plus forte les personnes les plus vulnérables.   

Comment faites-vous pour trouver la matière première ? Car votre réseau de fournisseur n'est plus tout à fait le même...

Alors, on en en effet cessé le ramassage quotidien de produits frais à dates courtes dans les magasins, pour des raisons de protection sanitaire et de respect des mesures barrières. De fait on va plus loin pour se ravitailler. On a trouvé des ressources alimentaires à Lyon, à Saint-Quentin-Fallavier sur la plate-forme logistique. On a aussi trouvé une plate-forme de distribution à Pontcharra, qui nous offre des produits alimentaires. On a donc élargi notre parc de donateurs, mais ça a un coût induit, en terme notamment de déplacement. Donc il nous faut trouver des aides. On a donc fait appel à la métropole de Grenoble qui va nous épauler, on est en train de signer une convention avec la Métro. 

Comment faites vous pour protéger les bénévoles et les salariés ? Comment vous-êtes-vous réorganisés ? 

On a d'abord envoyé un mail à nos bénévoles de plus de 70 ans, ils constituent les deux tiers de nos troupes, pour leur dire de restez chez eux. On n'est donc plus que trente sur le terrain avec nos quatre salariés. Nous avons dix bénévoles qui nous aident en télétravail dans des taches informatiques. Nous avons aussi quatre agents du département qui nous ont rejoint. Le conseil départemental a en effet mis à notre disposition quatre fonctionnaires territoriaux. On est ravis ils se sont très bien intégrés.

Comment peut-on vous aider ? 

Alors on reçoit beaucoup de propositions de bénévolat, mais on ne les accepte pas car on ne veut pas multiplier le nombre de personnes qui se croisent, évidemment par rapport au risque de propagation du virus. On ne peut pas non plus, faire nos collectes classiques de denrées. Du coup le seul moyen de nous aider c'est de faire des dons financiers, le plus simple est de le faire directement via notre site internet

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