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Dossier : Coronavirus

Coronavirus : 78 ans, 86 ans, 90 ans... Elles racontent leur vie confinée à domicile à Montpellier

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Par , France Bleu Hérault

Entre la nécessité de se protéger du Covid-19 et la pesanteur de la solitude... Elles ont entre 78 et 90 ans, vivent à Montpellier et témoignent de leur vie quotidienne depuis le début du confinement.

La période de confinement imposé en raison du coronavirus renforce l'isolement des personnes âgées maintenues à domicile.
La période de confinement imposé en raison du coronavirus renforce l'isolement des personnes âgées maintenues à domicile. © Maxppp - Lionel Vadam

Elisabeth, 78 ans, Jacqueline, 86 ans, Josiane, 90 ans. Elles ont en commun de vivre seules dans leur appartement à Montpellier, sans problème majeur de santé, mais contraintes plus que quiconque de respecter les mesures de confinement pour se protéger du coronavirus. Une situation qu'elles acceptent et respectent scrupuleusement, mais qui les obligent à supporter la pesanteur de la solitude. Elles racontent leur quotidien.  

Le bourdon

"Des fois je me lève et j'ai le bourdon", raconte Josiane, 90 ans. Depuis le confinement, son fils l'appelle d'Espagne deux fois par jour. Des bénévoles de l'association Les Petits Frères des Pauvres aussi, pour rompre l'isolement. Mais les visites lui manquent. 

"J'aimerais que quelqu'un vienne me parler". Josiane, 90 ans

"Je m'ennuie toute seule. C'est très long. J'aimerais que quelqu'un vienne me parler. Aussitôt que ce sera terminé on fera la fête: aller au restaurant et que ce soit gai !"

"On se parle d'un balcon à l'autre."

"C'est en fin de journée surtout que c'est difficile, raconte Elisabeth, 78 ans. Elle vit dans un appartement du quartier Malbosc à Montpellier. Elle, qui était habituée aux longues marches matinales avec sa chienne, ne met plus un pied dehors depuis le début du confinement. Désormais son seul contact extérieur est l'infirmière qui passe la voir le matin. 

"IOn se parle par-dessus un grillage, d'un balcon à l'autre". Elisabeth, 78 ans

"Puisqu'il n'y a plus de kiné, je fais quand même mes exercices et ma gymnastique sur la terrasse. Mais normalement j'ai le kiné, une aide à domicile, des copines avec qui je sors. Là on est tous confinés... C'est dur. Alors on se parle par-dessus un grillage, d'un balcon à l'autre. Je prends mon mal en patience." 

"L'impression d'être emprisonnée."

À 86 ans, Jacqueline elle aussi vit seule. Elle a conservé sa routine quotidienne : "La télé, le petit ménage, mon linge. On se fait une raison. Mais je les trouve longues, mes journées."  

"J'ai des voisins charmants, mais les journées sont longues". Jacqueline, 86 ans

Son infirmière vient tous les soirs, c'est sa seule visite quotidienne. "J'ai une voisine charmante qui promène mon chien pour m'éviter de sortir. Dans l'ensemble j'ai des voisins charmants. Tout le monde m'a téléphoné pour savoir si j'avais besoin de quelque chose. Mais quand même, cette solitude... ça fait bizarre. On a l'impression d'être en prison."

Envoyez leur un dessin ! 

Les Petits Frères des Pauvres d’Occitanie lancent un appel pour donner signe de vie aux personnes âgées isolées. Envoyez leur un simple petit mot ou un dessin à l'adresse suivante : envoietondessin@petitsfreresdespauvres.fr. Ils seront envoyés par les bénévoles à des personnes âgées en situation d’isolement, qu’elles soient à domicile ou en établissement.

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