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Coronavirus : à Bourgoin-Jallieu, un cirque familial a besoin d'aide pour nourrir ses animaux

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Par , France Bleu Isère

Sur les réseaux sociaux, la solidarité s'organise pour venir en aide à un cirque, contraint de ne pas bouger de Bourgoin-Jallieu et qui bien évidemment ne peut pas donner de représentation.

Les camions, les caravanes ne peuvent pas bouger.
Les camions, les caravanes ne peuvent pas bouger. © Radio France - Céline Loizeau

Au même titre qu'un restaurant, une salle de ciné ou une librairie, depuis le dimanche 15 mars minuit, les cirques ne peuvent pas accueillir de public. Les recettes sont à zéro depuis un peu plus d'un mois avec dans certains cas des soucis pour nourrir les animaux. Mais comme dans de nombreuses situations, la solidarité s'organise sur les réseaux sociaux. C'est par exemple ce qui se passe pour le cirque Reynier-Zavatta, stationné depuis mi-mars, à Bourgoin-Jallieu. 

Ce cirque familial -on en est à la huitième génération- fait travailler une vingtaine de personnes et a une cinquantaine d'animaux : des chevaux, des chameaux, des dromadaires, des lamas, des zébus, des chiens.... Il se trouvait au Pont-de-Beauvoisin, Isère, quand il apprend qu'il ne peut plus donner de représentation jusqu'à nouvel ordre. Le chapiteau, tout juste installé, est alors démonté. Direction Bourgoin-Jallieu, à une trentaine de kilomètres de là, où un terrain est mis à disposition gratuitement. "Ce n'est pas simple pour nos cirques et là on avait repris depuis un mois après la pause de l'hiver. Et on avait pas mal d'autorisations, donc on s'attendait à faire une bonne saison", explique Lucien Reynier, l'un des responsables.

Conséquence, sans spectacle, aucune rentrée d'argent. Le cirque s'appuie alors sur ce qu'il lui reste de trésorerie pour acheter de la nourriture, fait pâturer certains animaux à proximité, mais aujourd'hui, il ne refuse pas les dons en nature. Christophe, par exemple, habite à moins d'un kilomètre et a donné des épluchures de légumes, des croûtons de pain. "Il y a des personnes qui ont proposé du foin", explique-t-il. D'autres habitants déposent de la nourriture pour les petits chiens du cirque, des chiens de race Jack Russel. L'établissement a aussi besoin d'aliments comme de l'avoine, du blé, mais aussi du pain, des légumes.

Ces sacs de pain dur ont été déposés par une personne travaillant à l'hôpital.
Ces sacs de pain dur ont été déposés par une personne travaillant à l'hôpital. © Radio France - Céline Loizeau

Une aide de 19 millions d'euros débloquée et critiquée par les associations animalistes

Pour l'alimentation et les soins des animaux des refuges, cirques et zoo, le gouvernement a tout juste décidé de débloquer 19 millions d'euros. Sans plus de détails, pour l'instant, sur les critères d'attribution, le délai pour le versement de l'argent. Cette mesure est critiquée par plusieurs associations qui se battent depuis des années contre la présence d'animaux dans les cirques. Le porte-parole de la SPA y est favorable "comme mesure d'urgence parce que sinon ils vont avoir des conditions de vie qui sont encore plus déplorables", mais "ça doit vraiment poser la question de la présence d'animaux dans les cirques". L'association animaliste Paris Animaux Zoopolis a indiqué de son côté "être scandalisée" par ces mesures : "sous couvert de bien-être animal, le gouvernement subventionne massivement les cirques avec animaux, les zoos et les refuges pour animaux sauvages."

Pour Christophe, donateur berjallien, dans l'immédiat, la priorité est ailleurs : "c'est la détresse de ces gens qui ont des animaux et qui ont du mal à s'approvisionner, qui ont du mal à se déplacer. Sans revenu, on a du mal à nourrir ses animaux. Les bêtes, elles, elles n'y sont pour rien."

Aucune date de reprise annoncée à ce jour pour les cirques

Lucien Reynier estime aujourd'hui que sa profession est délaissée. Il se demande aussi à quel moment lui et ses collègues, qui ne bénéficient pas du chômage partiel, vont pouvoir retravailler. Pour l'instant, les échos de la profession sont peu encourageants d'après lui. "On parle de septembre, mais l'essentiel de notre activité, c'est en juillet-août. Il y a pas mal de cirques qui, si c'est comme ça et sans aide, vont couler."

Deux des alpagas du cirque en pâture près du lieu de stationnement de l'équipe du cirque.
Deux des alpagas du cirque en pâture près du lieu de stationnement de l'équipe du cirque. © Radio France - Céline Loizeau
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