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Châteauroux : un psychothérapeute donne des conseils pour mieux vivre le confinement

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Par , France Bleu Berry

La période de confinement liée au coronavirus n'est pas forcément facile à vivre pour tous. A Châteauroux, un psychothérapeute propose chaque lundi matin des consultations gratuites.

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- © Maxppp - MARTIN BERTRAND / HANS LUCAS

Pas facile de gérer sur le plan émotionnel le confinement que l'on traverse tous. L'isolement peut être pesant. L'interdiction de sortir aussi. Ne plus croiser ses collègues au travail également. A Châteauroux, le psychothérapeute Arnaud Lejeune propose des consultations gratuites en appel visio ou simplement par téléphone de 9h30 à 11h30 chaque lundi. Evidemment, chaque situation est personnelle, chacun le vit à sa manière. Mais il y a quelques conseils à suivre.

Ne surtout pas couper le lien social

La priorité est de maintenir des relations sociales. Appeler ses parents, sa famille, des amis... Il ne faut surtout pas hésiter à les solliciter. "C'est du partage, il faut continuer à le faire d'une manière différente évidemment. Ces fameux apéros entre copains à distance, je trouve ça très sympa. Il faut passer des coups de fil, faire des appels en visio aussi si possible. Cela permet d'éviter de trop angoisser", explique Arnaud Lejeune, psychothérapeute à Châteauroux.

Quand on voit les autres vivre la même chose que nous, ça nous permet de dédramatiser l'expérience vécue

Discuter, échanger via les réseaux sociaux peut aussi être une solution. "On les critique souvent en disant qu'ils nous enferment dans des algorithmes. Mais là, les réseaux sociaux ne nous enferment pas, au contraire, c'est positif", estime Arnaud Lejeune.

Regarder les informations ... mais pas trop

Ce n'est France Bleu Berry qui vous dira le contraire : se renseigner sur l'évolution de l'épidémie de coronavirus est important. Cela permet d'être au courant des nouvelles décisions prises par les autorités, d'éventuelles interdictions supplémentaires. S'informer, c'est aussi voir les choses positives, les initiatives solidaires, les espoirs autour de la recherche scientifique.

Néanmoins, la boulimie d'information a aussi un côté anxiogène. "Quand vous avez des nouvelles de moins en moins bonnes qui tombent, on a l'impression que ça ne va jamais s'arrêter. Comme on est confiné, on a aussi le sentiment de ne pas pouvoir agir", explique ainsi Arnaud Lejeune.

Occuper ses journées et se projeter vers l'avenir

"Le temps est devenu notre ennemi", estime le psychothérapeute installé à Châteauroux. C'est en tout cas l'impression qu'on peut ressentir. Se fixer un objectif, avoir un repère temporel dans l'avenir peut permettre de mieux vivre les événements. Mais il faut aussi vivre dans le temps présent. "Pour que le temps devienne notre ami, il faut le vivre. Il faut faire des choses qui vous plaisent. L'informaticien va faire de l'informatique ; le bricoleur va faire du bricolage. C'est important de faire des choses constructives, qui aboutissent sur quelque chose", insiste Arnaud Lejeune.

Prendre le temps de parler, de se confier

On parlait du lien social. Prendre la parole, discuter, échanger a aussi un effet libérateur. Cela permet de rompre l'isolement. C'est pour cela que le psychothérapeute castelroussin propose ces permanences une fois par semaine. "Il fallait agir relativement vite avec des consultations bénévoles pour rompre l'isolement des gens, arriver à les faire relativiser", explique-t-il. "On sait très bien que dans ces périodes de confinement, on vit les choses comme un psycho-traumatisme. Il y aura des crises d'angoisse chez certains. C'est important d'ouvrir la parole", conclut Arnaud Lejeune.

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