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Coronavirus : à Orléans des avocats volontaires assurent les gardes à vue

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Par , France Bleu Orléans

Avec la crise du coronavirus, le nombre de gardes à vue a diminué dans les commissariats et les gendarmeries. Les avocats sont aussi moins nombreux pour les assurer. A Orléans, l'Ordre des avocats a établi une liste de volontaires qui se relaient.

Trois personnes ont été placées en garde à vue
Trois personnes ont été placées en garde à vue © Radio France - Sylvie Duschesne

Depuis l'instauration du confinement et des mesures de protection liées au coronavirus, les avocats interviennent différemment au commissariat central d'Orléans. 

"Nous sommes une vingtaine à continuer les gardes à vue, contre 80 habituellement", explique l'ancien bâtonnier Christophe Rouichi, c'est lui qui est chargé de coordonner les interventions de ses collègues. 

"_Nous sommes tous volontaires_, il n'y a pas d'avocats commis d'office, certains n'ont pas voulu ou ne peuvent pas participer". Avec cette nouvelle organisation, un avocat fait une garde à vue tous les quinze jours, sachant que leur nombre a considérablement diminué

"Habituellement nous devons assurer en moyenne 8-10 gardes à vue par jour, or nous n'en avons eu que 14 depuis une semaine" explique M° Rouichi,  essentiellement pour des violences conjugales et des vols à la roulotte.

Des entretiens désormais dans un local plus grand

Les avocats ont aussi insisté pour que les conditions sanitaires soient respectées. "Au commissariat, le local de garde à vue fait 2 m2 et il n'y a pas de fenêtre, nous avons donc demandé à changer de lieu, pour être protégés. Il a fallu l'intervention du Procureur de la république d'Orléans pour que l'autorité policière accepte. "Nous sommes désormais dans un bureau de 15 m2 qui permet de garder la distance nécessaire" se félicite Christophe Rouichi. 

A Orléans le commissariat fournit un masque de protection aux avocats qui le demandent, mais chacun apporte son gel hydro-alcoolique. "Aujourd'hui, une semaine après la mise en place de ces mesures, globalement nous travaillons de manière plutôt satisfaisante" dit-il.

Me Christophe Rouichi, le bâtonnier de l'Ordre des avocats d'Orléans, lors de la vente aux enchères symbolique du Palais de Justice - Radio France
Me Christophe Rouichi, le bâtonnier de l'Ordre des avocats d'Orléans, lors de la vente aux enchères symbolique du Palais de Justice © Radio France - François Guéroult

Colère contre les commissions de discipline à la prison

En revanche, Maître Rouichi ne décolère pas contre l'attitude de l'Administration pénitentiaire. Au CEPOS (centre de détention d'Orléans-Saran) la direction maintient en l'état les commissions de discipline pour les détenus. Les avocats réclament qu'elles aient lieu par visio-conférence. 

"Il n'est pas acceptable que les détenus soient privés de l'assistance d'un avocat, tout cela parce que la commission de discipline ne change rien à ses habitudes et n'a pas pris conscience que faire entrer des agents extérieurs à la maison d'arrêt multiplient les risques de contamination" tempête M° Rouichi.

"De ce fait, nous n'interviendrons plus devant ces commissions de discipline" ajoute-t-il, jugeant l'attitude de la maison d'arrêt "totalement irresponsable, tant pour les détenus, que pour les avocats et les gardiens qui sont amenés à se côtoyer". Il y en a eu quatre cette semaine et deux autres sont déjà programmées pour la semaine suivante. Les avocats Orléanais ont envoyé leur courrier, ce jeudi, à la directrice du Centre pénitentiaire de Saran, pour lui signifier leur décision.

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