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Dossier : Coronavirus

Coronavirus : après la quarantaine, "ça fait du bien de rentrer à la maison", raconte Amélie

Amélie Chapalain est de retour en Normandie. Cette jeune Euroise, qui habitait à Wuhan (Chine) depuis près de cinq ans, fait partie des Français qui ont été rapatriés lors de l'épidémie de coronavirus. Après deux semaines d'observation à Carry-le-Rouet, elle vient de retrouver sa famille.

Amélie Chapalain est de retour au domicile de ses parents à Burey depuis le 16 février
Amélie Chapalain est de retour au domicile de ses parents à Burey depuis le 16 février © Radio France - Laurent Philippot

Dans le salon élégamment décoré du domicile familial, Amélie arbore un sourire timide quand on lui demande comment elle va. "J'avais hâte de rentrer", confie la jeune femme. Cela faisait cinq ans que cette jeune Normande habitait à Wuhan, en Chine, ville épicentre de l'épidémie de Coronavirus. Elle a été rapatriée en France. Après deux semaines d'observation à Carry-le-Rouet, elle vient de retrouver sa famille à Burey (Eure).

Un retour qui marque la fin d'un mois de péripéties, d'angoisse et d'attente. Dès l’atterrissage à Istres, le 31 janvier, elle a été transportée à l’hôpital à Marseille pour une suspicion de coronavirus : "Ce n'est pas rassurant, voir que toute une équipe en combinaison vous attend, c'est impressionnant", se souvient-elle. Fausse alerte : la jeune femme peut rejoindre les autres rapatriés à Carry-le Rouet. "C'était long, je ne connaissais personne", raconte-elle. Mais Amélie souligne la bonne prise en charge des autorités sanitaires françaises. 

Alors qu'elle témoigne pour des médias français et étrangers de sa situation, elle voit sur les réseaux sociaux des commentaires désobligeants : "Sur internet, les gens m'insultaient, ne voulaient pas que je rentre", rapporte-t-elle.

La dernière nuit dans les Bouches-du-Rhône a été un peu difficile, raconte-t-elle aussi. Elle n'en dira pas plus, mais le lendemain, le dimanche 16 février, elle a pu prendre le train direction Paris où ses parents sont venus l'accueillir à la gare de Lyon. "Beaucoup d'émotion, dit-elle. Ça faisait du bien de rentrer, j'ai beaucoup pleuré"

Désormais la jeune Normande s'est fixée un double objectif : se reposer et penser à autre chose

Rentrer à la maison, ça fait du bien - reportage de Laurent Philippot

Premier réflexe en France : manger

Enlever le masque qu'elle avait obligation de porter tous les jours a été une délivrance pour Amélie et c'est une vie presque ordinaire qui s'annonce. "Manger, ça fait du bien de manger, rigole-t-elle. À Wuhan on se limitait et à Carry on ne mangeait pas ce qu'on voulait". Alors, pour son retour, sa mère lui avait préparé ce qu'elle aime bien : "Pizza le premier jour, et puis du camembert, du saucisson, tous les bons plats français"

Une seule hâte : retourner en Chine

À cause du coronavirus, Amélie a dû interrompre ses études de relations internationales (option environnement) à l'université de Wuhan. Elle veut y retourner "dès que la situation s'améliore" car Wuhan, c'est sa ville, elle y a son appartement, son travail et ses amis. Elle doit y terminer son master cette année. 

Amélie Chapalain est aussi cheffe d'entreprise. "J'ai monté ma boîte", explique-t-elle. "Une agence pour inscrire les étudiants étrangers en Chine". En effet, si des Français vont faire une partie de leurs études en Chine dans le cadre d'un échange, peu suivent un cursus complet. L'agence d'Amélie les aide dans leurs démarches d'inscription, pour les bourses ou le logement. 

Mais du fait de l'épidémie, la ville est en quarantaine. Pas question d'y retourner pour l'instant, Amélie va devoir ronger son frein. Elle l'avoue et ses parents aussi, elle tient rarement en place. Passer quelques semaines à Burey, paisible village normand de 300 âmes, risque donc d'être un peu compliqué, comparé à une métropole de plusieurs millions d’habitants. D'autant que la nourriture chinoise, à son tour, lui manque déjà...

"Dès que la situation s'améliore, j'y retourne" explique Amélie Chapalain

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