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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus au Pays basque : le planning familial demande un allongement du délai pour avoir une IVG

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Par , France Bleu Pays Basque, France Bleu

Du fait du confinement, le planning familial du Pays basque demande ce mercredi un allongement des délais pour les femmes qui souhaiteraient avoir recours à une IVG.

Des brochures d'information sur l'IVG.
Des brochures d'information sur l'IVG. © Radio France - Leïla Méchaouri

Quand le confinement empêche certaines femmes d'avoir recours à un avortement. Les IVG sont toujours pratiquées dans nos hôpitaux, malgré l'épidémie de coronavirus, car elles sont considérées comme des opérations prioritaires. Mais le confinement limite malgré tout l'accès à l'avortement, notamment pour les femmes qui sont dans une situation sociale compliquée ou pour celles qui ont dépassé le délai légal, établi à 12 semaines de grossesse en France.

C'est pourquoi des professionnels, médecins, associations demandent, dans une tribune publiée le 31 mars dans le journal Le Monde, un allongement de deux semaines du délai légal pour avoir une IVG. Un appel que rejoint le planning familial du Pays basque car "il s'agit d'une question sanitaire".

Pour les femmes battues ou les mineures

"Cela n'est pas du tout une démarche de prise de pouvoir ou de passage en force", explique Sarah Piet, la responsable du planning familial du Pays basque. "Cela ne s'inscrirait pas dans le temps. Mais c'est une réponse aux problématiques que soulève le confinement", décrit-elle.

"C'est un droit et il faut que les femmes puissent avoir accès à ce droit." - Sarah Piet, responsable du planning familial du Pays basque

En effet, "cela s'adresse à ces femmes qui sont dans une précarité affective et sociale", notamment les femmes victimes de violences conjugales, qui, pendant le confinement, sont sous le joug permanent de leur conjoint. Mais cela s'adresse aussi aux mineurs "qui souhaitent avoir accès à une IVG de façon anonyme et qui, confinées avec leur parents, ne peuvent pas entamer ces démarches. C'est pour répondre à cet empêchement d'avoir accès à ces droits qu'on demande cette mesure exceptionnelle", décrit Sarah Piet.

Pour les femmes qui vont dépasser le délai légal

Un autre problème se pose : que va-t-il se passer pour ces femmes qui ont ou qui vont dépasser le délai légal de 12 semaines de grossesse ? En temps normal, le planning familial du Pays basque les oriente vers l'Espagne, où le délai est de 14 semaines. Or, avec l'épidémie de coronavirus, la frontière est actuellement fermée.

Certaines femmes se retrouvent ainsi dans des situations regrettables. Cela a justement été le cas d'une habitante de Nouvelle-Aquitaine. Il y a quelques jours, elle a rendez-vous dans une clinique espagnole pour avoir un avortement, mais elle est bloquée à la frontière. Elle se retrouve donc obligée de passer clandestinement, de nuit, par les petites routes de montagne. Une fois arrivée sur place, elle s'aperçoit qu'entre temps, la clinique a doublé ses tarifs. De 1.100 euros, l'IVG est passé à 2.200 euros (non remboursés).

"Un allongement du délai permettrait donc, de manière temporaire, à toutes ces femmes qui ne peuvent plus aller en Espagne, d'avoir un avortement", ajoute la responsable du planning familial du Pays basque. Les professionnels proposent donc un allongement de deux semaines, soit 14 semaines de grossesse (et 16 semaines aménorrhée) pour avoir une IVG.

Le centre de planification familial du centre hospitalier de la côte basque est ouvert et prêt à répondre à vos questions. Sachez par ailleurs que les sages-femmes ont le droit de pratiquer les avortement (médicamenteux) jusqu'à cinq semaines de grossesse.

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