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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : ce que changerait la mise en place d'un confinement en France

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Par , France Bleu
France

La situation "se détériore très vite" alerte ce lundi le directeur général de la Santé concernant l'épidémie de coronavirus en France. Des mesures encore plus radicales pourraient être prises, comme le confinement d'une partie du territoire.

Un confinement obligatoire limiterait encore plus les déplacements en France.
Un confinement obligatoire limiterait encore plus les déplacements en France. © Maxppp - Luc Nobout

Emmanuel Macron devrait annoncer de nouvelles mesures pour lutter contre l'épidémie de coronavirus ce lundi à 20 heures. Un Conseil de défense autour du président de la République se tient à la mi-journée au Palais de l'Élysée, alors que la situation "est très inquiétante" et "se détériore très vite" en France a alerté ce matin le directeur général de la Santé Jérôme Salomon.

Selon le JDD, l'exécutif envisage un confinement total de l'Île-de-France et de la région Grand Est pour lutter contre le coronavirus. Un confinement donc possible par zone, ce qui signifie que seules certaines régions ou villes pourraient être concernées.

Si la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye a qualifié ce lundi matin de "fake news" les rumeurs d'un confinement total immédiat, la secrétaire d'Etat à l'Egalité femmes-hommes Marlène Schiappa a indiqué que "si chacun ne respecte pas les consignes qui ont été données, le gouvernement sera contraint de passer à des consignes de confinement plus dures". Selon Franceinfo, le Conseil de défense devrait bien étudier la mise en place de mesures de confinement plus strictes. L'hypothèse d'un déploiement de l'armée ne serait pour l'instant pas à l'étude selon franceinfo. 

Un confinement « quasi-total » en Italie

Alors qu’un scénario « à l’italienne » est souvent évoqué par certains responsables politiques, coup d’œil sur ce qui est autorisé ou pas. En Italie, "Tutti a casa" : le gouvernement italien a demandé lundi soir à ses 60 millions de concitoyens de rester cloîtrés chez eux jusqu'au 3 avril pour limiter la propagation du coronavirus. 

  • Aller travailler : c’est possible, mais il faut pouvoir le justifier. Un formulaire peut être demandé (une déclaration sur l’honneur téléchargeable sur le site du gouvernement). Les entreprises, publiques et privées, sont invitées à mettre leur personnel en congés. 
  • Aller faire ses courses : c’est possible. Mais seulement pour de l’alimentaire et la santé. Le flux de clients est contrôlé à l'entrée des commerces.
  • Sortir de chez soi : impossible sauf sur dérogation écrite demandée sur le site du gouvernement. Les forces de l'ordre sont déployées pour faire respecter les règles, sous peine d'amende.

Et en Espagne ?

En Espagne, où l'état d'urgence a été décrété, c'est aussi un confinement quasi-total de toute la population qui a été décidé à partir de ce samedi soir. 

  • Aller travailler : c'est possible, les Espagnols peuvent se déplacer entre les villes en voiture ou en avion pour aller travailler.
  • Aller faire ses courses : c'est possible. Mais les gouvernement a fermé les magasins non-essentiels. Les salons de coiffure restent également ouverts. Le flux de clients est contrôlé à l'entrée des commerces.
  • Sortir de chez soi : possible pour aller à la pharmacie, se faire soigner, aller  à la banque, s'occuper de proches âgés ou en situation de dépendance. Mais "pas pour aller dîner chez un ami ou boire un café", indique le chef du gouvernement Pedro Sanchez. Les forces de l'ordre sont déployées pour inciter les promeneurs à rester à leur domicile. Des sanctions peuvent être imposées, allant d'une peine d'amende à un an d'emprisonnement.
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