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Dossier : Confinement - Coronavirus : infos pratiques et astuces du quotidien

Coronavirus : comment faire pour éviter les abus à la maison ?

Cela fait 10 jours que nous sommes confinés. Ne pas pouvoir bouger, voir ses amis, çà mine un peu le moral. Alors pour se réconforter, on a parfois tendance à manger un peu plus, à prendre l'apéro ou à griller.une cigarette. C'est une période dure à vivre aussi pour ceux qui souffrent d'addictions

Avec le confinement, les apéros sur internet se multiplient
Avec le confinement, les apéros sur internet se multiplient © Maxppp - PHOTOPQR/LA MONTAGNE/MAXPPP

C'est devenu une mode. Depuis le début du confinement, les apéros à distance se multiplient. Grâce à internet nous pouvons trinquer avec nos amis ou notre famille par écrans interposés. " Ce n'est pas une mauvaise idée" explique Marie Grall-Bronnec, médecin addictologue au CHU de Nantes. "Ces apéros sur Skype par exemple, sont des initiatives qui maintiennent beaucoup de lien social. On est pas obligé de consommer de l'alcool pendant ces apéros et si on en consomme, on peut rester dans des quantités raisonnables".  Avec modération donc pour l'alcool mais aussi pour la nourriture ou à la cigarette si on est fumeur ! 

Changer le moins possible ses habitudes

Pour éviter les abus et les tentations. Marie Grall-Bronnec nous conseille de "conserver un rythme de vie avec une structuration de la journée pour éviter l'ennui : continuer à se lever et à se coucher à des horaires réguliers; manger régulièrement. Il faut aussi maintenir un lien social avec par téléphone, par internet etc... de pratiquer un minimum d'exercice physique même chez soi. Lire, écouter de la musique, trouver des moyens de gérer le stress. Il y a aussi des moyens comme la méditation, la sophrologie, la relaxation... il y a tout un tas d'applications gratuites disponibles sur internet".     

Une situation encore plus difficile à vivre pour les personnes qui souffrent d'une addiction 

Etre confiné chez soi peut entraîner des angoisses pour ceux qui souffrent d'addiction. " Il y a aussi les effets du manque parce que certaines personnes que nos suivons n'ont pas arrêté de consommer et là, de fait, peuvent se retrouver un peu privé à l'accès au produit. Certaines personnes dépendantes à l'alcool par exemple peuvent en cas de pénurie forcée avoir des complications qui peuvent être graves, voire mortelles". Marie Grall-Bronnec leur conseille de prendre contact par téléphone avec leur médecin traitant, un service d'addictologie ou un centre ambulatoire d'accompagnement qui pourra leur proposer une aide et en particulier "des médicaments qui vont prévenir le risque de complication de sevrage".  Les services d'addictologie ont du se réorganiser avec le confinement. Le suivi des patients se poursuit malgré la distance "avec des rendez-vous par téléphone à nos patients pour leur permettre de vivre au mieux ce confinement"

Risque de violences intra-familiales 

Pour éviter les abus le préfet de l'Aisne a voulu interdire la vente d'alcool à emporter avant de se raviser. Le représentant de l'Etat craignait une recrudescence des violences intra-familiales à cause d'une consommation excessive. " C'est vrai que cela peut entraîner des comportements excessifs. On peut craindre une multiplication de violences familiales et conjugales dans cette période de confinement où il n' y a pas la soupape de pouvoir sortir. Il y a moins de lien social qui permet de soutenir ces personnes. Les associations sont gênées dans leur travail à cause des mesures de confinement. Il faut donc trouver juste milieu entre l'accompagnement des personnes qui consomment trop et qui peuvent être en difficulté avec cet arrêt forcé et puis la protection des personnes qui vivent autour".    

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