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Dossier : Coronavirus

Coronavirus : comment signaler des faits de violences conjugales pendant le confinement ?

Inactivité et promiscuité : comme le craignaient les associations le confinement est un facteur aggravant pour les violences conjugales, et les victimes ont moins de moyens pour alerter. Retrouvez ici comment signaler cela en pharmacie, ainsi que tous les numéros utiles en Bourgogne-Franche-Comté.

Le confinement augmente le risque de passage à l'acte et de violences au sein des foyers. Les victimes ont des numéros dédiés, les témoins eux se doivent d'appeler le 17
Le confinement augmente le risque de passage à l'acte et de violences au sein des foyers. Les victimes ont des numéros dédiés, les témoins eux se doivent d'appeler le 17 © Maxppp - Pierre Heckler - LE REPUBLICAIN LORRAIN

Depuis le début du confinement en France le 17 mars 2020, une hausse de 32 % des signalements pour violences conjugales en gendarmerie est observée : 200.000 femmes seraient confinées avec un conjoint violent. En Bourgogne-Franche-Comté il n'y a pas encore de chiffres, mais la police de Côte-d'Or par exemple observe déjà une hausse des appels ce lundi 6 avril, cela concerne tous types de violences intra-familiales

En confinement, tous les moyens habituels pour signaler ces violences ne sont pas disponibles, mais le numéro d'urgence "17" fonctionne. Dans votre voisinage, soyez attentifs aux bruits comme les cris, ou la vaisselle qui se brise. S'il y a un risque de violence dans votre entourage, il faut garder contact le plus possible : appeler pour prendre des nouvelles, écrire des SMS ou des messages sur Facebook. 

Les victimes peuvent en parler directement à leur pharmacien

Face à l'urgence, le 27 mars dernier, le ministre de l'intérieur Christophe Castaner a annoncé que les victimes pourraient désormais lancer l'alerte en pharmacie. Le pharmacien l'emmène ensuite dans un lieu plus intime de l'officine pour la rassurer et recueillir les informations nécessaires afin de prévenir la gendarmerie. Si la victime ne souhaite pas que les forces de l'ordre soient prévenues, il lui donne les informations nécessaires sur la procédure à suivre. En Bourgogne-Franche-Comté, la procédure est mise en place. Chaque pharmacien a reçu une "fiche réflexe" de la part du ministère de l'intérieure, où la marche à suivre est indiquée. En quatre jours, au moins trois signalisations ont eu lieu dans la région.

Les dispositifs nationaux pour signaler les violences en tant que victime ou témoin

  • Le 114, par SMS : depuis le 1er avril, ce numéro d'alerte par SMS a été mis en place par le ministère de l'Intérieur pour signaler les violences lorsque l'on ne peut pas sortir de chez soi, ni faire de bruit. Les sourds et malentendants peuvent également s'en servir.
  • Le 17 : numéro d'urgence pour joindre la gendarmerie 
  • Le 115 : pour être hébergé en urgence 
  • Le 119 : pour les enfants en danger dans le cadre des violences intra-familiales
  • Le 39 19 : le numéro national d'écoute, il ne s'agit pas d'un numéro d'urgence
  • arretonslesviolences.gouv.fr pour un signalement en ligne

Comment éviter que l'auteur des faits ne revienne vivre avec la victime ?

En période de confinement suite à une plainte déposée, normalement la justice doit offrir un hébergement à l'auteur présumé des faits, afin de le tenir à distance du domicile familial. Si ces mesures ne sont pas suffisantes, soit il sera soumis à un contrôle judiciaire strict, soit il sera directement incarcéré même s'il n'est que présumé coupable, afin de mettre la victime à l'abris. C'est ce qu'assure Eric Mathais, procureur de Dijon, néanmoins dans les faits selon l'association de défense contactée, ce n'est pas toujours mis en place.

Des numéros locaux dans les secteurs de Besançon et Monbéliard 

  • Solidarité Femmes Besançon : 03 81 81 03 90 en semaine 9h30 à 12h30
  • Centre d’Informations sur les Droits des Femmes et des Familles (CIIDFF) 25 : 07 57 50 68 75 en semaine de 10h à 12h
  • France Victimes 25 Besançon : 116 006 numéro national ou 03 81 83 03 19
  • Centre d’Information et de Consultation sexuelle du Doubs : 03 81 83 34 73 en semaine de 12h à 17h
  • France Victimes Nord Franche-Comté : 09 70 19 52 52
  • Solidarité Femmes Belfort : 07 67 22 87 06 en semaine de 9h à 12h
  • Bureau de la Représentation et de la Communication Interministérielle de l’État : 03 81 25 10 70. Courriel : pref-communication@doubs.gouv.fr  
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