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Dossier : Coronavirus

Coronavirus : comment signaler des violences en période de confinement ?

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Par , France Bleu Azur

Le confinement peut accentuer les violences conjugales et intra-familiales. La promiscuité avec un conjoint violent peut se révéler dangereuse pour les femmes et les enfants mais les forces de l'ordre et la justice tentent de prévenir ces violences. Les associations assurent des permanences.

Les forces de l'ordre et la justice continuent d'être mobilisés pour aider les femmes victimes de violences conjugales en cette période de confinement
Les forces de l'ordre et la justice continuent d'être mobilisés pour aider les femmes victimes de violences conjugales en cette période de confinement © Maxppp - PHOTOPQR/LA PROVENCE/MAXPPP

Au niveau national, en une semaine les violences conjugales et intrafamiliales ont augmenté de 32 % en zone gendarmerie selon le ministre de l'Intérieur. Dans les Alpes-Maritimes, pas de hausse d'un tel niveau, même si certains commissariats font part d'une augmentation des appels 17 et des interventions pour des différends familiaux.

À Grasse, jeudi dernier, un père de famille a été déféré pour violences sur ses enfants. À Nice, deux suspects sont en prolongation de garde à vue ce lundi pour violences sur conjointe. "Mais on ne constate pas de hausse alarmante" disent les procureurs de la République de Nice et de Grasse. Or, si les femmes se taisent, c'est tout aussi inquiétant selon les associations d'aide aux victimes, car elles disposent en ce moment de moyens limités pour donner l'alerte et sont parfois enfermées dans le huis-clos familial.

Les associations traitent l'urgence

Frédérique Grégoire est présidente du Centre d'information des droits des femmes dans les Alpes-Maritimes. Elle explique que depuis le début du confinement, "des victimes appellent lorsqu'elles vont faire leurs courses ou tard le soir et quand on les rappelle, c'est parfois le conjoint violent qui arrache le téléphone. La situation peut dégénérer à tout moment quand on vit avec une personne violente." Des témoins, des voisins signalent aussi des violences physiques, ils entendent des coups et se demandent ce qu'ils doivent faire. 

On gère l'urgence, mais communiquer par téléphone ce n'est pas pratique pour faire un premier diagnostic. On essaie d'orienter au mieux les victimes, on vérifie qu'elles peuvent préparer un sac pour s'enfuir s'il le faut, si on doit faire intervenir les forces de l'ordre. On fait le lien avec les assistantes sociales et l'aide aux victimes. 

Ce qui est compliqué avec le confinement, c'est de repérer les situations de violences, harcèlement, maltraitance. Dans l'urgence, la justice continue de prendre des ordonnances de protection pour éloigner le conjoint violent, continue de convoquer des auteurs devant le tribunal, il y a des comparution immédiates lors d'audiences correctionnelles. 

Les pharmacies : des lieux d'alerte 

Le ministre de l'Intérieur a annoncé la mise en place d'un dispositif au sein des pharmacies pour que les victimes soient mises en relation avec des forces de l'ordre ou des associations. 

"nous préparons une fiche réflexe qui sera envoyée aux pharmaciens pour savoir comment bien réagir dans ce type de situation, prévenir les forces de l'ordre, les associations" explique Natacha Himelfarb, déléguée aux droits des femmes et à l'égalité à la préfecture des Alpes-Maritimes. Vendredi, le centre d'information des droits des femmes avait déjà reçu trois appels de la part de pharmacies. 

La secrétaire d’Etat à l’Egalité femmes-hommes, Marlène Schiappa annonce un fonds spécial financé par l'État d'un million d'euros pour "aider les associations de terrain à s'adapter à la période". Elle assure également que près de 20.000 nuitées d'hôtel seront financées, "pour que les femmes puissent fuir l'homme violent mais aussi pour écarter immédiatement du domicile des conjoints violents."

A Nice, des numéros dédiés aux victimes

La ville de Nice et son CCAS mettent en place un numéro dédié pour signaler une situation de violence intrafamiliale le 04.97.13.49.00 joignable H24/ 7j/7 avec au bout du fil des personnes formées pour analyser les situations et apporter la réponse la plus appropriée, une adresse mail également : nicefemmes@ccas-nice.fr 

Une campagne de communication avec des affiches dans les commerces pour sensibiliser les entourages et voisinages qui ont le rôle de signaler des situations ou des scènes de violences intrafamiliales entendues ou constatées. La ville propose aux femmes victimes de violences de quitter le domicile et d’être hébergées en chambre d’hôtel ou en appartement.

Une plateforme téléphonique d’accompagnement psychologique a ouvert à la maison d’accueil des victimes : ouverte du lundi au vendredi, de 9h à 20h durant la période de confinement, au 04.97.13.50.03. Les personnes sont écoutées par des psychologues ou médecins volontaires, des étudiants en master de psychologie clinique et leurs enseignants.

Les numéros et lieux ressources

En cas d'urgence appelez le 17. Si vous ne pouvez pas téléphoner, vous pouvez contacter la plateforme de signalement de violences arretonslesviolences.gouv.fr  accessible 24h/24 7j/ 7.Si vous avez besoin de vous mettre à l'abri avec vos enfants faites le 115. 

Les numéros 3919 contre les violences faites aux femmes et 119 contre la maltraitance des enfants fonctionnent. 

Les associations locales d'aide aux victimes de violences conjugales et intrafamiliales pendant la période de crise sanitaire liée au COVID 19 :

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