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Dossier : Coronavirus

Coronavirus : continuité pédagogique quasi impossible dans les familles les plus démunies

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Par , France Bleu Occitanie, France Bleu

Alors que le gouvernent continue de vanter " la nation apprenante", les syndicats d’enseignants estiment pour beaucoup que la crise du coronavirus et l'injonction d'école numérique va creuser les écarts avec les familles les plus démunies.

L'école à la maison
L'école à la maison © Radio France - Isabelle Wagner

"Nous ne sommes pas dans une période de vacances." Ce mercredi le recteur de Toulouse a insisté. "Cette période va enrichir les liens entre élèves, parents et professeurs", disait aussi Benoit Delaunay relayant le terme de "la nation apprenante". Mais le représentant de l’Education nationale en Midi-Pyrénées a aussi pointé le risque de "décrochage" pour certaines familles plus démunies. Le recteur estime que 5% des familles n’ont pas d’ordinateurs. Et parmi les mesures avancées pour pallier ce problème, des tablettes ont été distribuées dans les écoles de REP ou REP+. 

Stop au leurre de la continuité pédagogique 

Mais pour une  partie des syndicats d’enseignants, l’écart va se creuser avec les élèves les plus en difficulté. A Albi,  Benoit Foucambert pense même que le discours de l’Education nationale est devenu anxiogène. Pour eux la continuité pédagogique ne peut exister. C’est un leurre, dit le secrétaire départemental du SNES FSU dans le Tarn. "Comment on fait quand il y a un seul ordinateur et quatre enfants. Et évidemment, ce n’est pas les cas les plus difficiles. Il faut arrêter de rajouter de l'anxiété à l'anxiété. La priorité, c'est la santé. Si on perd quelques jours de travail, il n'y a pas le feu au lac". 

Benoit Foucambert du SNES FSU du Tarn.

Pas de contact avec 50% des familles  

Mathieu Verdier est directeur d’école primaire dans une école "dite complexe" avec de nombreuses familles de la communauté gitane. Il est aussi le secrétaire académique du SNE, le Syndicat national des écoles. Il explique ne pas avoir les adresses mail ou les numéros de téléphone pour 50 % des familles. Et il sait qu’il n’aura pas de contact avec elles pendant deux mois. Il y a aussi des familles qui ont décidé de faire "selon leur propre méthode" au dépend de la continuité pédagogique tant vantée. 

Mathieu Verdier secrétaire académique du SNE pour l'Occitanie

Survivre plutôt que faire l’école

Et puis, il y aussi les familles encore plus démunies. Celles de sans-papiers ou de sans-abri. Pour l’association DAL (Droit au logement) qui participe tout au long de l’année à l'action Un toit pour apprendre pour les familles les plus précaires, l’apprentissage n’est pas une priorité. "Quand vous êtes à cinq dans une chambre d’hôtel, quand vous avez perdu le travail au noir qui permettait de faire vivre la famille, l’école passe après", explique une permanente du DAL à Toulouse. Des familles pour qui la priorité c’est plutôt "la survie".  

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