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Coronavirus : dans les pompes funèbres, "il faut expliquer aux familles qu'on ne peut pas toucher le cercueil"

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Par , , France Bleu Picardie

En cette période de confinement, de nouvelles règles s’imposent au secteur des pompes funèbres : gestes barrière à respecter, cérémonies écourtées, enterrements en petit comité. Malgré tout, il faut continuer de travailler, parfois plus que d’habitude.

Un cimetière (illustration).
Un cimetière (illustration). © AFP - Amaury Cornu / Hans Lucas

Le secteur des pompes funèbres doit aussi s’adapter à la crise du coronavirus. En cette période de confinement, de nouvelles règles s’imposent : gestes barrière à respecter, cérémonies écourtées, enterrements en petit comité. Malgré tout, il faut continuer de travailler, parfois plus que d’habitude. Une entreprise de pompes funèbres de la région amiénoise a accepté de répondre aux questions de France Bleu Picardie. Le constat du gérant est simple : il a rarement autant travaillé qu’en ce moment.

Deux fois plus de travail, et moins de personnel

"Le nombre de décès est beaucoup plus important que d'habitude, il y a ceux auxquels on est confrontés habituellement, auxquels s'ajoutent ceux liés au Covid-19", explique ce patron, qui a préféré rester anonyme. Il a compté : deux fois plus de travail, mais moitié moins de personnel, et des contraintes inédites. Par exemple, pour les décès liés au coronavirus, il faut mettre les corps en bière immédiatement : "Pour être cru, on met une housse mortuaire dans un cercueil que l'on ferme sans voir les personnes. C'est un peu traumatique."

On met une housse mortuaire dans un cercueil que l'on ferme sans voir les personnes. C'est un peu traumatique

Difficile aussi d’accompagner les familles : _"expliquer aux familles qu'elles ne pourront pas revoir leur proche, ni toucher le cercueil pour dire au revoir". Sans oublier les funérailles en comité restreint : une vingtaine de personnes maximum. "C'est très difficile à accepter pour toutes les familles, même celles qui ne sont pas touchées par le Covid-19." _

"Pour l'instant on y arrive..."

Autre souci, le manque criant de matériel : masques, gants, blouses de protection. La préfecture de la Somme assure prendre contact régulier avec les opérateurs de pompes funèbres pour “prendre en compte” leurs difficultés. Ce patron a été contacté, et apprécie le soutien. 

Parce qu'il l’assure : il est exposé au virus tous les jours. "On en a pleine conscience, mais on est attachés à notre mission de service public, donc on y va." Ce qu’il redoute, c’est surtout le pic de l’épidémie. "Pour l’instant on y arrive", confie-t-il. "On va essayer de continuer." 

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