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Dossier : Coronavirus

Coronavirus : dans les quartiers, pas toujours facile de faire respecter le confinement

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Par , France Bleu Nord, France Bleu Picardie, France Bleu

Des amendes de 135 euros pour non respect du confinement peuvent être dressées par les forces de l'ordre. Des contrôles ont lieu régulièrement, mais qu'en est-il dans les quartiers dits populaires ou sensibles ? Réponse de représentants du monde associatif, social, et des policiers.

Les policiers verbalisent les personnes qui ne respectent pas les règles du confinement, comme ici à Roubaix, dans le quartier de l'Epeule.
Les policiers verbalisent les personnes qui ne respectent pas les règles du confinement, comme ici à Roubaix, dans le quartier de l'Epeule. © Radio France - FRANCOIS CORTADE

En attendant les annonces probables de prolongement du confinement, la vie s’organise dans la population, sans sortir, ou en sortant le moins possible, dans le respect des règles édictées par le gouvernement pour lutter contre le coronavirus. Dans les banlieues, les quartiers des grandes villes, ce n'est pas toujours facile. 

Plusieurs communes ont sévi en instaurant un couvre-feu le soir, comme Arras ou Amiens. Comment ce confinement est-il respecté dans les quartiers, notamment par les jeunes ? "Le confinement commence seulement à être respecté", reconnaît Larbi Liferki, président de Parkour 59, une association sportive qui organise des activités extérieures et intérieures pour les jeunes à Roubaix et à Lille, "il y avait des théories conspirationnistes sur les réseaux sociaux, et puis ils pensaient que l'épidémie était loin, en Chine, en Italie".

Pas d'espace individuel

Aujourd'hui, ça va mieux, donc, mais Larbi Liferki rappelle que "quand on vit dans un petit appartement, il n'y a pas de balcon, pas d'espace de vie, pas d'espace individuel parfois. Il existe encore des cages à poules !". Alors les associations de terrain proposent des séances sportives en ligne, pour bouger chez soi. "En faisant de l'activité physique chez soi, ce sera plus facile de rester confiné", espère ce représentant du monde associatif.

ECOUTEZ : Larbi Liferki, président de l'association Parkour 59 à Roubaix

Fermeture des commerces nocturnes à Roubaix

A Roubaix, la municipalité a décidé, depuis ce mercredi, d'imposer la fermeture des commerces entre 21h et 6h du matin, pour éviter les regroupements autour des snacks et des épiceries de nuit. "Cela permet d'éviter de multiplier les zones risque. Il faut trouver la bonne articulation entre faire respecter des consignes vitales, et passer le bon message à des populations pas toujours faciles à toucher ", explique le maire Guillaume Delbar.

ECOUTEZ : Guillaume Delbar, maire de Roubaix

Tolérance dans les contrôles de police ?

Des amendes de 135 euros peuvent donc être dressées en cas de non respect du confinement. Fabrice Danel, représentant du syndicat Unité SGP Police dans les Hauts-de-France, constate qu'il y a toujours "des regroupements en bas des immeubles. On va au contact, mais il ne faut pas non plus qu'il y ait des émeutes. Personne ne veut que les banlieues s'enflamment. Je pense qu'il faut y aller mollo sur ces quartiers". 

Les centres sociaux, fermés eux aussi depuis le début du confinement, tentent de maintenir le lien avec les jeunes. L’idée de Sébastien Vedis, médiateur culturel au centre Lazare-Garreau à Lille Sud, c’est de leur permettre de se rendre utiles, en assurant par exemple, la distribution de colis alimentaires pour les plus démunis : "il faut les impliquer pour pouvoir faire respecter ce confinement. Ils ont besoin d'être acteurs. Alors bien sûr la question des règles d'hygiène se pose. Nous sommes en train d'y réfléchir".

ECOUTEZ : comment les acteurs de terrain jugent-ils le respect du confinement dans les quartiers ?

Les centres sociaux qui gardent également le contact par le téléphone et les réseaux sociaux, comme ici à Tourcoing.

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