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Dossier : Coronavirus

Coronavirus : débrayages dans plusieurs entreprises du Loiret contre le manque de protection des salariés

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Par , , France Bleu Orléans

Amazon à Saran, Thalès à la Ferté Saint-Aubin, Hutchison à Chalette-sur-Loing : les salariés de plusieurs grandes entreprises du Loiret on débrayé ce mercredi. Ils estiment ne pas être suffisamment protégés face à l'épidémie de coronavirus : pas assez de masques, de gants, de gel...

Débrayage ce mercredi 18 mars, chez Thalès à la Ferté Saint-Aubin (Loiret)
Débrayage ce mercredi 18 mars, chez Thalès à la Ferté Saint-Aubin (Loiret) - Droits réservés

La règle édictée lundi soir par le président de la République, puis déclinée par le ministre de l'Intérieur, est claire : les sorties, hors du domicile, restent possibles si l'on doit se rendre au travail et si l'on ne peut pas effectuer du télétravail.  Résultat : de nombreuses usines ou entrepôts de la régions "fonctionnent" , sauf que beaucoup de salariés y sont de plus en plus inquiets et dénoncent des mesures de protection sanitaire insuffisantes.

Débrayage ce mercredi chez Amazon

C'est le cas à Amazon à Saran, au nord d'Orléans : l'entreprise de e-commerce compte 1 700 salariés et des centaines d'intérimaires, et fait face actuellement à une forte augmentation des commandes. Ce mercredi à la mi-journée et dans l'après-midi, plusieurs syndicats ont organisé un débrayage pendant quelques heures, pour demander carrément la fermeture temporaire du site.

Les distances minimales ont bien été instaurées notamment à la cantine, mais pour le reste, c'est complètement insuffisant, estime Jean-François Bérot, délégué Sud à Amazon-Saran : "ce n'est pas que les mesures barrières ne sont pas respectées, c'est que malgré les efforts qui peuvent être faits par Amazon, elles ne son pas applicables sur le site, vu le nombre de personnes qui y travaillent". 

On n'a pas de gants étanches, pas assez de gel hydro-alcoolique"

"On n'a pas de gants étanches, on n'a pas de masques, le gel hydro-alcoolique fait cruellement défaut. On a des rampes d'escaliers qu'on ne cesse de toucher. On a plein de colis qui rentrent et sortent de l'entrepôt et son manipulés à chaque fois par au moins vingt personnes.", ajoute le syndicaliste d'Amazon à Saran. 

Amazon, un commerce vraiment indispensable ?

"Tous les commerces non indispensables doivent fermer, je ne vois pas en quoi Amazon est indispensable ! Nous, finalement, sur notre site, on va devenir un vecteur du virus", proteste Jean-François Bérot. La direction d'Amazon prévoit une réunion du CSE ce jeudi, et proposerait une... augmentation de salaire. 

Débrayage chez Thalès aussi

A la Ferté Saint-Aubin au sud d'Orléans , deux des trois usines d'armement regroupées sur le même site ont arrêté leur production ce mercredi : T2M (munitions) et Roxel (missiles) ont mis en chômage partiel leurs salariés, soit au total 150 personnes. 

Mais Thales ex-TDA (mortiers et roquettes) n'a fermé que son atelier de production (une centaine de salariés), tout en maintenant l'activité des ateliers dit "inertes" : mécanique, manutention, peinture, où travaillent une trentaine de salariés. 

La direction refuse de laisser les personnels rentrer chez eux !"

Le tout dans des conditions inadmissibles, assure Armelle Bruant, déléguée CGT chez Thalès : "c’est totalement incompréhensible. La direction refuse de laisser les personnels rentrer chez elle et les cantonne dans ces ateliers inertes, elle dit que le droit d'alerte n'est pas applicable, ce qui est totalement faux. 

La situation est grave !"

Et la syndicaliste accuse : "pourquoi ici à la Ferté, on nous cantonne sur un site éventuellement contaminé ? En plus, il n'y a pas même pas de gel  l'entrée des ateliers, pas de masques : vraiment la situation est grave !"

Hutchinson aussi

A Chalette-sur-Loing, près de Montargis, des salariés de l'usine de pneumatiques Hutchinson ont, eux, exercé une sorte de droit de retrait collectif en quittant temporairement leurs postes de travail, ce mercredi. Ils dénoncent, eux aussi, le manque de protection face au risque du coronavirus. De source syndicale, Hutchinson, pourrait, d'ailleurs, fermer son site de Chalette dans la semaine.

Pour, le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, "la priorité des jours à venir doit être la protection des travailleurs en activité", estimant que cela "reste un gros point noir". De son côté, le Medef met en garde contre les conséquences qu'aurait un arrêt de l'activité économique

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