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Dossier : Coronavirus

Coronavirus : déconfinement, bac, masques... l'essentiel des auditions d'Edouard Philippe et Olivier Véran

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Entendus mercredi par la nouvelle mission d'information de l'Assemblée nationale sur la gestion du coronavirus, le Premier ministre et le ministre de la Santé ont à nouveau défendu leur stratégie.

Audition d'Edouard Philippe et Olivier Véran devant la mission d'information de l'Assemblée nationale, le 1er avril 2020
Audition d'Edouard Philippe et Olivier Véran devant la mission d'information de l'Assemblée nationale, le 1er avril 2020 © AFP - Thomas SAMSON

Le Premier ministre et le ministre de la Santé ont été auditionnés par visioconférence durant plus de 3h30 mercredi par les quelque 40 membres de la nouvelle mission d'information de l'Assemblée nationale sur la gestion de la crise du coronavirus. Créée la semaine dernière, elle a pour but de contrôler chaque semaine les mesures prises par le gouvernement.

Interrogés par les députés de la majorité et de l'opposition, Edouard Philippe et Olivier Véran ont, une nouvelle fois, défendu la stratégie du gouvernement et annoncé que le déconfinement ne se ferait probablement pas "en une fois, partout et pour tout le monde".

La fin du confinement probablement pas "en une fois, partout et pour tout le monde"

Le Premier ministre a d'emblée annoncé qu'il était "probable" que le retour à la normale en France se fasse de manière progressive et différenciée. "Nous avons demandé à plusieurs équipes de travailler sur cette question en étudiant l'opportunité, la faisabilité d'un déconfinement qui serait régionalisé, qui serait sujet à une politique de test (...) en fonction, qui sait, de classes d'âge" a-t-il précisé.

Le chef du gouvernement a dit espérer pouvoir présenter une ébauche de stratégie et un calendrier "dans les jours, la semaine, qui viennent". Ce sera "discuté" a-t-il indiqué. Pour l'heure, le confinement est officiellement ordonné jusqu'au 15 avril.

La France en retard sur les tests ?

La fin du confinement sera "lié à la capacité de faire des tests", a rebondi le patron des députés LR Damien Abad, demandant "comment rattraper le retard" français sur l'Allemagne. Le gouvernement a annoncé la semaine dernière son intention d'effectuer 20.000 tests par jour contre 5.000 actuellement. Les Allemands revendiquent, eux, 500.000 dépistages quotidiens.

"Je suis toujours très prudent quand je compare les chiffres", lui a rétorqué le Premier ministre, s'interrogeant sur la réalité de la fréquence des tests allemands et s'attirant les protestations de LR en retour. 

"Pas possible d'organiser dans des conditions normales le bac 2020"

La question de la rentrée dans les écoles, collèges et lycées est "liée à la question générale du déconfinement", a ajouté Edouard Philippe, en réponse à une question de Bruno Studer (LREM). La date du 4 mai avancée par le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer n'est qu'une "hypothèse", a-t-il relevé.

Et "il est désormais acquis qu'il ne sera pas possible d'organiser dans des conditions normales le bac 2020", a complété le chef du gouvernement en indiquant qu'il aurait l'occasion de s'exprimer prochainement sur le sujet. Jean-Michel Blanquer "est en train de consulter et instruire les solutions" a-t-il assuré. Le ministre de l'Education pourrait annoncer plusieurs scénarios en fonction de la date de reprise des cours, que nul ne connaît encore puisqu'elle dépend de l'évolution de l'épidémie, a précisé une source proche du dossier à l'AFP. Il doit s'exprimer avant la fin de la semaine, probablement vendredi.

Les besoins en masques et médicaments questionnés

"Quels moyens de protection" pour les "salariés qui travaillent", s'est inquiété Jean-Luc Mélenchon, chef de file des insoumis, appelant à des nationalisations dans l'industrie textile. "Augmenter la production nationale ça ne passe pas nécessairement par la réquisition ou la nationalisation", a répondu Edouard Philippe. "Sans réquisitionner sans nationaliser, l'exemple des masques le montre, on peut mobiliser le tissu productif national."

"Comment la Nation corrigera ses erreurs à l'égard de l'hôpital et des soignants ?", a questionné David Habib (PS). La France a commandé "plus d'un milliard et demi de masques en France et à l'étranger", a indiqué Olivier Véran. "Nous avons de quoi tenir durablement" en médicaments mais "devons faire attention à la ressource", a souligné pour sa part le Premier ministre alors que le député PCF Pierre Dharréville a réclamé la nationalisation de Famar (fabriquant de chloroquine) et Luxfer (bouteilles à oxygène médical).

Le "tracking" sur la base d'un "engagement volontaire" pas exclu

Edouard Philippe a par ailleurs écarté la possibilité d'un traçage numérique "obligatoire" des individus pour lutter contre l'épidémie du coronavirus. Mais la question d'un recours à des méthodes de "tracking" sur la base d'un "engagement volontaire" est "encore ouverte". 

Le Premier ministre a rappelé que c'est avec ces outils de "tracking", reposant en particulier sur l'utilisation des données personnelles des téléphones portables, "qu'un certain nombre de pays ont procédé à l'isolement très strict" des malades et de ceux qui avaient été en contact avec eux. "Ces dispositifs en France n'existent pas parce que ils ne seraient pas légalement permis", a-t-il souligné. "On pourrait peut-être -et je dis peut-être, car le débat n'est évidemment pas clos -, sur le fondement d'un engagement volontaire, utiliser ces méthodes pour mieux tracer la circulation du virus et les contacts (...) de chacun", a-t-il cependant ajouté. "C'est une question qui est, à ce stade, encore ouverte", a-t-il indiqué.

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