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Coronavirus : des funérailles intimes à l'heure du confinement

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Par , France Bleu Paris

Les obsèques n'échappent pas aux mesures de restriction mises en place pour lutter contre le coronavirus. Pour rendre un dernier hommage à l'un de ses proches, il faut être un parent du premier cercle. Les cérémonies religieuses et enterrement sont limités à vingt personnes.

Face au coronavirus, les cérémonies religieuses se font désormais dans la plus stricte intimité - Photo d'Illustration
Face au coronavirus, les cérémonies religieuses se font désormais dans la plus stricte intimité - Photo d'Illustration © Maxppp - Carlo Cozzoli

À la douleur due à la perte d'un proche s'ajoutent désormais les règles strictes imposées aux rassemblements. Les cérémonies religieuses, tout comme les inhumations, ne peuvent se dérouler qu'en présence de vingt personnes maximum. Ce qui impose, en règle générale, une intimité restreinte au cercle familial le plus proche : conjoint, parent, enfant. 

Les règles sanitaires elles aussi doivent être appliquées avec la plus grande vigilance. Ni poignée de mains, ni accolades, ni embrassades. Dans les lieux de culte, des mesures de mise à distance ont également été mises en place avec des séparations de plusieurs chaises entre chaque personne, voire une personne par banc. 

Une transformation des rituels

"On est obligés de célébrer dans des conditions très réduites" explique le Père Albert, responsable de la pastorale des funérailles du Diocèse de Paris. Et les proches ne peuvent pas effectuer les gestes propres au cérémonial habituel. "Allumer un cierge autour du cercueil ou bénir le corps est désormais réservé au prêtre" poursuit le père Albert. Les cérémonies lors des crémations sont tout simplement interdites. 

Et l'homme d'église se désole des désorganisations récentes. "Ce que je déplore, c'est que ces derniers jours, _les pompes funèbres ont refusé plusieurs fois d'amener le cercueil dans l'église_. Il y a peu de temps, j'ai du le faire moi-même avec un chariot".  

Un stress pour le personnel funéraire

Les salariés des pompes funèbres disent craindre la contamination au coronavirus. "On est dans un stress considérable" explique le directeur général délégué de la CPFM (Confédération des Pompes Funèbres et de la Marbrerie) Richard Feret. "Comme on ne fait pas de test post-mortem, _on est incapable de dire si un défunt est contaminé_. Et tous les stocks de masques ont été réquisitionnés, donc on se retrouve sous-équipés". 

Les professionnels du secteur funéraire réclament désormais de figurer parmi les professions prioritaires pour recevoir du matériel médical. 

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