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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : des lycéens manifestent pour dénoncer le protocole sanitaire

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Par , France Bleu

La grogne monte dans lycées. Des élèves ont manifesté ce mardi devant leurs établissements pour dénoncer le protocole sanitaire mis en place pour lutter contre l'épidémie de coronavirus. Ils le jugent insuffisant.

Des lycées ont été perturbés ce mardi dans plusieurs villes de France (illustration).
Des lycées ont été perturbés ce mardi dans plusieurs villes de France (illustration). © AFP - Noémie Coissac / Hans Lucas

Au lendemain de la rentrée scolaire, plusieurs lycées ont été la cible de blocages ou de tentatives de blocage ce mardi. Les élèves ont manifesté devant leurs établissements, remettant en cause le protocole sanitaire. Ils le jugent insuffisant pour lutter contre l'épidémie de coronavirus. 

Les lycéens réclament notamment en urgence de nouvelles mesures.

Des lycées perturbés à Paris, Nantes ou encore Besançon

Ce mardi matin, une dizaine de lycées parisiens ont été perturbés. Les forces de l'ordre ont du intervenir et la situation s'est rapidement stabilisée, selon le rectorat de Paris. "On est dans un lycée avec des classes de 35, tous collés", a déploré Nora, en terminale au lycée Sophie-Germain, interrogée par l'AFP.

Même chose à Mont-de-Marsan où une trentaine de lycéens ont manifesté devant le lycée Victor Duruy. Selon eux, les mesures sanitaires sont trop légères. "On a peur de ramener le virus chez nos parents, dans notre famille. On demande le retour à un vrai confinement, avec des cours à distance", explique une élève.

Des lycéens se sont également rassemblés à Nantes et à Saint-Nazaire. Là encore ils ont dénoncé les classes surchargées, et le manque de distanciation à la cantine. "On est entassés, les mesures de distanciation ne sont pas du tout respectées quand on est dans la queue ou à table. On ferme les restaurants mais pas notre cantine", s'agace un élève.

A Besançon, plus d'une centaine d'élèves du lycée Pasteur ont bloqué l'entrée de leur établissement : "Rien n'a changé, on est toujours 30 à 35 par classe". En Corse,à Bastia et en Balagne, des établissements ont là aussi été "bloqués" par des palettes de bois et des containers d'ordures.

Des collèges et lycées de l'Hérault sont également perturbés ce mardi. 

Le SNES-FSU réclame des mesures urgentes

Comme les lycéens, des voix s'élèvent pour demander une révision du protocole sanitaire dans les établissements scolaires, comme la région Hauts-de-France. Depuis plusieurs semaines déjà, plusieurs syndicats plaident pour un renforcement des règles et l'accueil des élèves en effectifs réduits, via un système de rotation. Une option "pas privilégiée" à ce stade par le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer, qui veut pouvoir accueillir "tous les élèves sur l'ensemble du temps scolaire".

"Le contexte sanitaire est grave, on a fait une rentrée dans les mêmes conditions qu'au mois de septembre, alors que le virus circulait beaucoup moins alors", regrette Sophie Vénétitay, secrétaire générale adjointe du SNES-FSU, premier syndicat du secondaire. 

Le premier syndicat du secondaire,  qui a déposé des préavis de grève, demande en urgence "le passage à des demi-groupes", la "réorganisation de la demi-pension", le "recrutement d'agents pour nettoyer davantage les salles" et une "réflexion pour renforcer l'aération".

Le week-end dernier, le ministre de la Santé Olivier Véran a estimé "possible" que les lycées referment si les mesures prises ces derniers jours pour freiner l'épidémie ne s'avèrent pas "suffisamment efficaces".

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