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DOSSIER : Coronavirus

VIDEO - Coronavirus : dilemme cornélien pour les professionnels du BTP en Bretagne

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Par , France Bleu Breizh Izel

La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, affirme ce dimanche que certaines professions ne présentent "pas de danger du tout" et que l'activité peut se poursuivre en appliquant les "mesures de protection". Pourtant, des chefs d'entreprises du bâtiment demandent à leurs salariés de rester chez eux.

"Il y a des situations de travail où il n'y pas de danger du tout", a déclaré sur France Inter ce dimanche la ministre du Travail Muriel Pénicaud, ajoutant que "_quand il n'y a pas de danger, on peut travailler_." Alors que l'on va entamer une deuxième semaine de confinement pour cause d'épidémie de coronavirus, la ministre demande à ce que l'activité se poursuive en appliquant les "mesures de protection." 

Malgré le protocole négocié dans le BTP, tout comme pour le transport routier ou la grande distribution, de nombreux chefs d'entreprises bretons du bâtiment ont choisi de demander à leurs salariés de rester confinés à la maison.

J'ai une unique raison d'exister, ce sont mes salariés, Romain Dumans, chef d'entreprise à Gouesnou

C'est le cas de Romain Dumans. Il est patron de l'entreprise Abers étanchéité à Gouesnou dans le nord Finistère. "Le bâtiment a pris conscience que _les règles sanitaires sont impossibles à appliquer_, c'est clairement ça notre difficulté. Ça veut dire qu'on va faire prendre un risque inutile à nos salariés alors qu'aujourd'hui on se doit d'une chose, c'est protéger notre système de santé."

La trentaine de salariés de Romain Dumans ne travaille plus depuis le début du confinement. "J'ai donné consigne à mes équipes de rester à la maison, je ne suis absolument pas d'accord avec les décisions du gouvernement, c'est un non sens, c'est une mise en danger de la vie d'autrui."

Dans une vidéo vue plus de deux millions de fois sur les réseaux sociaux, le patron d'Abers étanchéité à Gouesnou estime que tous les Français, doivent se mobiliser "pour faire en sorte que notre système de santé ne sature pas. Mettre le bâtiment en activité, ça veut dire pas mal de personnes, c'est toute une chaîne, c'est des gens sur la route, c'est des gens sur des chantiers, c'est potentiellement des accidents qui vont continuer d'alimenter un système qui est au bord de l'implosion."

Le choix ? "Le tribunal correctionnel ou le tribunal de commerce" 

Romain Dumans crie son indignation envers le gouvernement. "Vous laissez le choix aux professionnels entre le tribunal correctionnel en cas de soucis sanitaires vis à vis de nos salariés ou le tribunal de commerce en cas de dépôt de bilan." Un entrepreneur soutenu par sa fédération, sur France Bleu ce lundi matin, Jean-Charles Leborgne, le président de la fédération BTP du Finistère qui estime que cet entrepreneur "a complètement raison, _nous essayons par tous les moyens de protéger nos salariés_."

Le président de la Fédération du bâtiment et des travaux publics dans le Finistère ne cache pas sa colère. "La ministre a eu des propos innommables au sujet des professionnels du bâtiment. Je pense qu'elle n'a jamais mis les pieds sur un chantier car il y a de la proximité, il est très très compliqué de protéger nos gens sur les chantiers."

Comme beaucoup, il souhaite attendre pour appeler à retourner sur les chantiers "d'avoir un peu plus de visibilité, tant que l'on ne sait pas quand sera le pic de cette épidémie en Bretagne."

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