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Coronavirus : "on travaille dans l'angoisse" témoigne une aide-soignante dans un Ehpad breton

Travailler à tatons, dans la crainte que le virus soit déjà là : c'est désormais le quotidien du personnel soignant en Ehpad. Une aide-soignante finistérienne nous raconte son quotidien, entre la peur de contaminer les résidents et celle de transmettre le virus à ses proches.

Après les masques médicaux, les personnels soignants manque désormais de gel hydro-alcoolique.
Après les masques médicaux, les personnels soignants manque désormais de gel hydro-alcoolique. © Radio France - Valentin Belleville

"On travaille dans l'angoisse, l'appréhension et le stress". C'est par ces quelques mots que cette aide-soignante commence à nous décrire son quotidien. Elle travaille dans un Ehpad du Finistère : comme ailleurs, le personnel de ces établissements est sur le qui-vive face au coronavirus, pour protéger les résidents âgés et donc plus fragiles.

Avant même le confinement généralisé, ces structures ont interdit les visites des familles pour limiter les risques de contagion. Malgré tout, des premiers cas de coronavirus se sont déclarés ces derniers jours dans les Ehpad bretons, avec à la clé les premiers décès. 

Pas de tests de dépistage 

"Il n'y a pas encore de tests de dépistage généralisé pour les résidents des Ehpad, explique la soignante. On _ne sait pas s'il y a des cas avérés ou non face à certains symptômes_, on travaille toujours à tâtons en faisant le plus attention possible". Si un résident présente des symptômes qui ne nécessitent pas une hospitalisation, seul le diagnostic du médecin permet d'évaluer le risque de coronavirus. Une situation qui devrait changer prochainement : le ministre de la santé Olivier Véran a annoncé lundi soir une campagne de dépistage dans les Ehpad ayant au moins un cas confirmé de coronavirus.

Les stocks de masques ont fini par être stabilisés mais sont limités. Ils doivent être utilisés avec parcimonie : un seul autorisé pour chaque soignant chaque jour, deux pour ceux qui font des horaires longs. Un kit Covid est prévu pour les résidents qui sont estimés malades du virus. "Si le cas se présente, ils resteront à l'Ehpad sauf symptômes graves, et à nous de faire attention", précise-t-elle. 

Inquiétude pour les résidents et les proches

"En Ehpad, on est la deuxième ligne. Les masques sont plutôt réservés pour les hôpitaux qui prennent en charge les cas de Covid, constate l'aide-soignante. Si l'épidémie se propage jusque chez nous, on espère avoir le matériel pour parer au mieux face à la vague". Elle est particulièrement inquiète à l'idée de pouvoir être elle-même un vecteur de propagation : "on a peur pour nos enfants et nos conjoints".

La santé des résidents est aussi une préoccupation constante. "On peut être porteurs sains et ramener le virus dans l'Ehpad ! On craint de le transmettre aux résidents car même si on a des masques et qu'on respecte les gestes barrières, il y a des risques, estime-t-elle. On est dans un milieu de soins, il faut laver et changer les personnes"

Si une contamination se fait dans l'Ehpad, c'est dramatique.

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