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Coronavirus : en cas d'épidémie les généralistes devront "limiter le nombre de consultations sans rendez-vous"

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Par , France Bleu Paris

Face au virus qui se propage, les médecins de ville se préparent mais "les gens ne sont pas paniqués" assure le docteur Agnès Giannotti, déléguée régionale Ile-de-France du syndicat de généralistes MG France. "Pour l'instant l'Etat est réactif".

Les médecins de ville attendent de recevoir des masques.
Les médecins de ville attendent de recevoir des masques. © Maxppp - Rémy PERRIN

"Les gens ne sont pas paniqués, ils sont calmes, moi aussi". Dans son cabinet du 18e arrondissement de Paris, le docteur Agnès Giannotti continue de consulter normalement, sans masque de protection. Elle n'a pas encore eu de cas suspect. Mais elle reste vigilante, "avec ce qui se passe en Italie, la situation est en train de changer, il va falloir qu'on s'organise au cas où la situation bascule"

Ce lundi matin, l'Italie du nord compte sept morts et 230 cas atteints par le coronavirus. L'épidémie continue de se propager rapidement et de façon meurtrière dans le monde, près de 80 000 personnes touchées, et plus de 2600 morts au total en deux mois.

"On n'a pas le matériel à ce jour"

Déléguée régionale Île de France du syndicat de généralistes MG France, le docteur Giannetti assure que "pour l'instant l'Etat est réactif, en ce qui concerne les informations, on reçoit les infos du ministère avec le nombre de cas."

Mais les médecins de ville manquent de matériel, et notamment de masques. "On n'a pas le matériel à ce jour parce que l’État à prévu des interventions croissantes. Pour l'instant c'est la phase d'endiguement." Le ministre de la santé Olivier Véran a promis de réapprovisionner les stocks sans préciser les délais.

"En cas d'épidémie, il faudra limiter le nombre de consultations sans rendez-vous"

Pour l'heure, les médecins de ville n'ont pas en prendre en charge directement les patients suspects. "Si un cas supect arrive, c'est-à-dire quelqu'un qui arrive d'une zone à risque, il faut qu'on l'isole, qu'on le mette à part. S'il a de la fièvre, des symptômes, on appelle le samu."

"En cas d'épidémie, il faudra qu'on prenne en charge directement les patients. Il faudra limiter le nombre de consultations sans rendez vous. Les gens qui ont de la fièvre , il faudra essayer d'aller les voir à la maison. S'ils viennent chez nous, il faudra voir en fonction des locaux des uns et des autres."

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