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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus en Dordogne : les fraises pourraient ne même pas être ramassées

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Par , France Bleu Périgord, France Bleu

Les agriculteurs de Dordogne sont toujours au travail dans leurs champs, malgré la crise du coronavirus. Mais faute de main-d'oeuvre dans certains secteurs, et surtout de demande pour leurs produits, certains secteurs souffrent. Les fraisiculteurs particulièrement.

Culture de fraise hors sol en Dordogne à Eglise Neuve de Vergt
Culture de fraise hors sol en Dordogne à Eglise Neuve de Vergt © Radio France - Antoine Balandra

On vous nourrit ! Voilà le message que veulent faire passer les agriculteurs du Périgord et de France.

En pleine crise du coronavirus, et alors que les Français se sont rués dans les supermarchés, pour acheter des pâtes ou du riz, les agriculteurs rappellent qu'ils travaillent toujours et que les légumes de printemps et d'été vont arriver.

Ils demandent donc aux Français d'acheter leurs produits frais français. D'autant que certaines filières sont déjà en très grande difficulté. C'est le cas des producteurs d'asperge ou des fraisiculteurs qui en plus de la chute catastrophique de la demande, et alors que la récolte doit commencer d'ici 10 jours, font face à une pénurie de main d'oeuvre. 

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Car c'est désormais une question de jour. Les fraisiculteurs voient leur production arriver sans possibilité de la ramasser pour l’instant. Les saisonniers portugais, ou polonais qui viennent d'habitude sont bloqués chez eux à l'étranger à cause de la fermeture des frontières.

Ramasser les fraises... ou pas ?

Et les producteurs périgourdins n'arrivent pas à trouver de la main d'oeuvre qualifiée en France.

Autre problème, la demande, qui s'est effondrée. Les Périgourdins ont acheté massivement des pâtes ou du riz, mais la demande en produits frais a drastiquement baissé. Alors que les légumes et fruits de printemps arrivent et que les agriculteurs travaillent toujours dans leurs champs.

Les supermarchés n'ont par exemple commandé que 10% des volumes habituels. Alors en Lot et Garonne certains ont pris la décision radicale de jeter les fraises ou les asperges déjà récoltées.

En Dordogne, la consigne pourrait être de ne pas ramasser si aucune solution n'est trouvée. Car ramasser génère des frais lourds qui ne seront pas forcément compensés. Selon la profession, ce sont les 3/4 des exploitations de production de fraises qui sont menacées à très court terme en Périgord.

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"Je sais que l'on demande beaucoup aux Français, mais ne vous ruez pas que sur du sec, mangez des fruits et légumes français. A priori, les grandes surfaces joueraient le jeu et laisseraient tomber les fraises espagnoles la semaine prochaine pour partir sur de la fraise française, donc il est plus que conseillé de manger des fruits et légumes de France. On est tous dans le même bateau, il faut de la solidarité" dit Bruno Faure, fraisiculteur en Dordogne et membre du bureau de la chambre d'agriculture.

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