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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus en Nouvelle-Aquitaine : "Quels que soient les indicateurs, ils n’ont jamais été aussi bas"

Ce mercredi, l’ARS délivre les chiffres bi-hebdomadaires sur l’épidémie de Covid-19 en Nouvelle-Aquitaine. Plus de clusters dans la région, pas de nouveaux cas dans les Ehpad, un taux de positivité très faible, "la première vague est passée", estime Laurent Filleul, de Santé Publique France.

Le point sur l'évolution de l'épidémie de coronavirus en Nouvelle-Aquitaine ce mercredi.
Le point sur l'évolution de l'épidémie de coronavirus en Nouvelle-Aquitaine ce mercredi. © Maxppp - Thierry Thorel

Aujourd’hui, quels que soient les indicateurs (passages aux urgences, consultations de médecins de ville, test virologiques…), "on n’a jamais été aussi bas depuis fin février, début mars", estime Laurent Filleul, épidémiologiste à Santé Publique France Nouvelle-Aquitaine. Il n'y a plus de cluster dans la région, le nombre de personnes hospitalisées est de 121 ce mercredi, dont 14 en réanimation. Il n'y a pas eu de nouveaux décès recensés à l'hôpital depuis vendredi dernier (voir les chiffres détaillés en fin d'article).

"Sur la région, il y a eu par exemple 44 cas positifs entre les 13 et 19 juin dernier (données consolidées)", reprend Laurent Filleul, soit un taux de positivité de 0,4%. En moyenne, on est à 0,7 cas pour 100.000 habitants. "Le virus circule, mais à bas bruit. On a peu de malades, mais de temps en temps on a l’apparition d’un foyer. C’est rassurant", estime encore l’épidémiologiste. 

Le nombre de tests PCR réalisés et les cas confirmés en Nouvelle-Aquitaine
Le nombre de tests PCR réalisés et les cas confirmés en Nouvelle-Aquitaine - ARS Nouvelle-Aquitaine

Mais si la première vague est passée, "il se peut que cela reparte", prévient Laurent Filleul. "On n’a pas de vaccin, et la grande majorité de la population semble non immunisée", souligne-t-il. Pour l’instant, on ne sait pas avec certitude, même après avoir été contaminé, si on est protégés ou pas, juge-t-il. 

Bientôt de nouvelles données

Comme les tests sérologiques permettent de détecter si on a été en contact avec le Sars-CoV-2, "il y a des travaux en cours, menés par Santé Publique France, pour savoir quelle est la part de la population qui a rencontré le virus, à partir d’analyses de sang sur des échantillons. On aura bientôt des données nationales et régionales", promet l'épidémiologiste. 

Mais en l’état des connaissances, on ne sait pas si les personnes qui ont croisé le virus sont bien immunisées, rappelle-t-il. Ni même si elles le sont car elles ont croisé un autre coronavirus (qui donne la plupart du temps des rhumes). C'est ce qu'on appelle l’hypothèse de l’immunité croisée, "hypothèse intéressante, mais à confirmer", estime Laurent Filleul.

"En terme de mortalité, on a été la région la moins touchée."

"On a fait partie des régions les moins touchées par l’épidémie, quel que soient les indicateurs, alors que nous avions eu le premier cas à Bordeaux. En terme de mortalité par exemple, on a été la région la moins touchée", rappelle-t-il. 

Pourquoi ? L’épidémiologiste n’a pas de réponse tranchée. Mais il avance plusieurs facteurs : en premier lieu l'apparition d'un des premiers cas français à Bordeaux "donc on a eu peur les premiers. On s’est préparés très rapidement, et ce jusqu’à fin février." Autre facteur rentrant en compte, l’absence de gros cluster dans la région (par rapport au rassemblement évangélique de Mulhouse par exemple). Enfin, la ruralité de la région : "On pense qu’il y a peut être d’autres éléments qui peuvent jouer : la densité de population. On voit que le virus a plutôt touché les villes que les campagnes", conclut Laurent Filleul.

Les chiffres détaillés par département

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