Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Coronavirus : "On est au combat sans protection", fulmine le président de la fédération des médecins

-
Par , France Bleu Paris, France Bleu

Jean-Paul Hamon, médecin généraliste, lui-même contaminé, dénonce la gestion de la crise du coronavirus par l'Etat.

Jean-Paul Hamon, président de la Fédération des Médecins de France devant le ministère de la santé en 2015
Jean-Paul Hamon, président de la Fédération des Médecins de France devant le ministère de la santé en 2015 © Maxppp - Lejeune

Fatigué mais en colère, Jean-Paul Hamon continue de s'indigner depuis son lit. Le président de la fédération des Médecins de France, également généraliste à Clamart, a été contaminé par un patient lors d'une visite à domicile la semaine dernière. "Je suis un petit peu pompé, on sent qu'il y a une grosse fatigue au sixième jour", témoigne le médecin sur France Bleu Paris vendredi.

"La fatigue ne disparaît pas. J'ai encore un peu de fièvre, c'est très bizarre", confie Jean-Paul Hamon, qui malgré son état, continue de dénoncer la gestion de la crise par le gouvernement. "Les soignants sont à poil face aux malades. On est au combat sans matériel de protection".

On a détruit un milliard de masques, c'est un scandale" 

La pénurie de masques le met particulièrement en colère. Il y a quatre semaines, le Ministère de la Santé nous a dit "il y aura des kits de protection avec masques FFP2 pour tous les soignants". Finalement les masques manquent cruellement, et ceux qui arrivent au compte-goutte ne sont que des masques chirurgicaux. "Ce sont des passoires, il faut le dire et le répéter", assure le médecin. 

Et Jean-Paul Hamon de fustiger la gestion de ces masques par les gouvernements successifs. "L'Etat s'est couvert de honte en supprimant un stock d'un milliard de masques en 2012", fulmine le médecin en expliquant que ce stock avait été supprimé du plan de financement de la sécurité sociale en 2013. "On en paye les conséquences aujourd'hui, c'est un pur scandale". 

Respecter le confinement

Jean-Paul Hamon a également tenu à rappeler l'importance de respecter le confinement. "Il faut comprendre qu'il n'y a que cela qui peut enrayer l'épidémie". En même temps, le médecin dit comprendre ceux qui sortent. "On ne peut pas demander aux gens de rester chez eux après leur avoir demandé d'aller voter. Un peu de cohérence dans tout ça, ça aurait été pas mal". 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu