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Dossier : Coronavirus

Coronavirus : les détenus de la prison d'Arles fabriquent des masques de protection

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Provence, France Bleu Vaucluse, France Bleu

En pleine épidémie de Covid-19, les détenus de la prison d'Arles (Bouches-du-Rhône) ne fabriquent plus d'uniforme pour l'administration pénitentiaire au sein de l'atelier de confection, mais des masques de protection. Ils seront envoyés aux hôpitaux notamment, pour le personnel soignant.

C'est au sein de l'atelier de confection de la prison d'Arles que les détenus fabriquent des masques.
C'est au sein de l'atelier de confection de la prison d'Arles que les détenus fabriquent des masques. © Maxppp - J. REY

La solidarité derrière les barreaux. Les détenus, comme tout le monde, sont soumis aujourd'hui aux règles du confinement : parloirs et cours sont suspendus, et les promenades sont restreintes pour éviter la propagation du coronavirus. C'est toute l'organisation pénitentiaire qui est donc chamboulée et les détenus sont plus que jamais coupés du monde. Mais au sein de la prison d'Arles, l'atelier de confection fonctionne toujours, notamment parce que des détenus ont voulu participer à "l'effort collectif". Ils sont une vingtaine sur les 134 à travailler tous les jours. 

Depuis quelques jours, l'atelier a changé de fonction à Arles. On ne fabrique plus des uniformes pour l'administration pénitentiaire, mais des masques de protection. Des masques destinés au personnel soignant, mais aussi aux surveillants de prison et aux agents de la PJJ, la protection judiciaire de la jeunesse. 

Des tests ont été réalisés et ils sont concluants : oui, ces masques présentent "un niveau de protection suffisant". Feu vert donc pour les envoyer dans les juridictions. Une première livraison est prévue la semaine prochaine pour les hôpitaux de Lyon et Paris. 

140 détenus mobilisés dans toute la France

L'idée a séduit d'autres établissements pénitentiaires : celui pour femmes de Rennes et la prison de Val-de-Reuil en fabriquent aussi déjà. Les établissements de Saint-Martin-de-Ré, Valence, Muret et Châteauroux vont s'y mettre dans les prochains jours. Au total, 140 détenus, tous volontaires et payés, sont mobilisés. 

En trois jours, certains ont déjà réussi à fabriquer 800 masques. Objectif, 600 par jour ! 

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