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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus et fermetures d'écoles : le point en Gironde

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Par , France Bleu Gironde

Stéphanie Anfray, déléguée FCPE Gironde, et Nicolas Brugère, médecin et responsable de la santé à la mairie de Bordeaux étaient invités de France Bleu Gironde pour répondre aux questions des auditeurs lors de la matinale spéciale consacrée au coronavirus ce vendredi.

Les établissements scolaires et les crèches seront fermés à partir de lundi.
Les établissements scolaires et les crèches seront fermés à partir de lundi. © AFP - HENDRIK SCHMIDT / dpa-Zentralbild / dpa Picture-Alliance

Quelle est la situation en Gironde ? Comment s’organiser après l’annonce par Emmanuel Macron de la fermeture des crèches et établissements scolaires ce lundi ? Nicolas Brugère, médecin et responsable de la santé à la mairie de Bordeaux, et Stéphanie Anfray, déléguée de la fédération de parents d’élève de Gironde étaient invités de la matinale de France Bleu Gironde ce vendredi. Ils ont notamment répondu aux questions des auditeurs.

La fermeture des écoles : une mesure nécessaire ?

Stéphanie Anfray : "C’est quelque chose qui était nécessaire. Je pense qu’en terme de santé publique, c’est la bonne décision." 

Nicolas Brugère : "C’est une mesure efficace, car les enfants sont porteurs sains. Ils ne manifestent pas la maladie mais la transmettent. Fermer les écoles, c’est éviter la transmission. On voit bien que toute épidémie de grippe en cours au début des vacances scolaires amène à une chute de l’épidémie. On l’a encore vécu cette année. Il y avait une grippe pas très agressive, mais au mois de février, au moment des vacances, il y a eu une chute des cas."

Quelle situation en Gironde ?

Nicolas Brugère : "Il y a très peu de cas officiels en Gironde, 9, mais nos cabinets médicaux savent que des cas se répandent, de plus en plus. Des jeunes sont touchés. Des gens qui rentrent de zones infectées présentent des symptômes qui ressemblent : toux, fièvre… Tout le monde n’est pas testé, et ne sera pas testé. La mesure essentielle c’est l’isolement."

Qui appeler si on a une inquiétude par rapport à sa santé ?

Nicolas Brugère : "Commencez par appeler votre médecin traitant. C’est celui qui vous prendra en charge en premier. Il le sait et c’est ce qu’il doit faire. Il y a un nombre d’appel massif, incroyable au centre 15.  Dans les périodes d’épidémie, on est entre 1200 et 1400 appels par jour, hier soir on a dépassé les 2.800 appels. Donc on a renforcé le centre 15. Si je n’ai pas de symptôme mais que je suis inquiet,  il vaut mieux appeler le 0800 130 000."

Comment garder les enfants ?

Stéphanie Anfray : "La difficulté pour les familles, c’est pour les plus jeunes. Le télétravail ne pourra pas être mis en place dans toutes les professions. Les solidarités doivent jouer. Eventuellement que certains parents puissent garder un ou deux autres enfants. Les solidarités familiales peuvent également jouer, mais attention aux grands-parents, car les enfants sont asymptomatiques."

Les enfants sont-ils en vacances ?

Stéphanie Anfray : " Dans quelques jours, avec le Cned, il y aura un numéro de connexion sera attribué par élève pour 'Mon école à la maison'. L’objectif, ce n’est pas que nos enfants passent 6 heures par jour derrière un écran. Dans le second degré (lycée, collège), les parents sseront informés après les réunions pédagogiques. Mais a priori le prof principal restera un relai. Il doit y avoir des appels téléphoniques, du lien avec les élèves. 

"Il y a un vrai problème qui se pose : c’est les inégalités. Il y a aujourd’hui une inégalité par rapport au numérique. Certains jeunes n’ont pas accès au numérique pour des raisons sociales, financières, parce qu’ils sont dans des zones blanches, parce que leur seul accès au numérique est un smartphone. Comment suivre les cours, faire les exercices, avec un smartphone ?"

Les questions des auditeurs 

Marie, assistante maternelle : "Qu’est-ce qu’on devient ?"

Stéphanie Anfray : "Il y a plusieurs statuts d’assistante maternelle. Vous pouvez vous tourner vers la mairie, voir avec le RAM, le Relai d’Assitante Maternelle, quelles sont les consignes. "

Lydia : "J’ai mes deux filles au lycée hotelier de Talence, l’une s’est rendue au lycée ce matin pour avoir les infos, mais la deuxième est en stage, encore pour trois semaines. Doit-elle continuer son stage ?"

Stéphanie Anfray : "Il va falloir se rapprocher de l’établissement qui est bien responsable. Le fait que le jeune ne fasse pas le stage n’impactera pas l’obtention de son diplôme. On a l’expérience de ce qui a été fait dans le Grand Est."

NDLR : Le département est en réunion de crise ce vendredi pour répondre à ce type de questions.

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