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Dossier : Coronavirus

Coronavirus : et si, après le confinement, le vélo s'imposait dans nos rues?

Le maire de Montpellier a annoncé lundi la création de pistes cyclables temporaires le temps du confinement. Paris l'envisage également. Certains voient là l'occasion idéale de se mettre au vélo et de continuer à en faire après.

Après le confinement, le vélo pourrait devenir une alternative pour nos déplacements (illustration)
Après le confinement, le vélo pourrait devenir une alternative pour nos déplacements (illustration) © Maxppp - Joël Philippon

Philippe Saurel, le maire de Montpellier, a annoncé lundi la création de pistes cyclables temporaires, le temps du confinement, notamment pour faciliter l'accès aux hôpitaux. C'est ce qu'on appelle de l'urbanisme tactique : tester l'efficacité d'un aménagement et pourquoi pas le pérenniser ensuite. 

Utilité première du vélo, se déplacer

"C'est facile à mettre en œuvre, ce n'est pas cher et avec l'ambition d'attirer de nouveaux utilisateurs du vélo" explique Nicolas Le Moigne, vice-président de Vélocité, association montpelliéraine qui milite pour l'usage du vélo en ville. C'est elle qui a fait la proposition au maire.

Avec le confinement, "on est en train retrouver l'usage propre du vélo, c'est à dire l'utilité. Il nous permet de nous déplacer, de nous rendre chez notre petit commerçant ou au travail" constate Jean-Sébastien Fabien, qui tient la boutique M'Vélo à Montpellier. Sans compter l'activité physique qui n'est pas à négliger ces derniers temps...

Jean-Sébastien Fabien, M'Vélo

C'est bon pour la santé, l'écologie et l'économie

Avec des rues presque désertes et beaucoup moins polluées, les conditions sont idéales pour faire du vélo en ce moment. Christophe Cabel, patron de Mondovélo à Saint-Jean-de-Védas, rappelle pour sa part que "dans le Sud, on a quasiment 300 jours de soleil par an, on va pouvoir profiter de l'extérieur". Et il pense déjà à l'après-confinement : "À mon sens, ce qui va se passer c'est que la peur des transports en commun de se retrouver à moins d'un mètres avec les autres va faire que beaucoup, probablement, vont vouloir se jeter sur la voiture pour aller travailler, et de façon individuelle. Ce n'est pas bonne option parce que ça va saturer à nouveau tous les axes alors qu'avec le vélo on peut passer partout sans perdre de temps." 

Christophe Cabel, Mondovélo

Il imagine que demain, le vélo sera une priorité. "Si on emprunte cette voie, avec l'aide de nos collectivités qui pourront créer des pistes cyclables, eh bien ça va influencer notre quotidien, c'est sûr".  

A Toulouse, l'opposition veut forcer le passage 

L'écologiste Antoine Maurice compte pousser cette idée lors des prochains conseils municipal et métropolitain à Toulouse à la fin du mois. Celui qui est aussi toujours en course pour l'élection municipale parle d'un "urbanisme tactique".

Interrogé sur le sujet lors d'une conférence de presse ce vendredi 17 avril, le maire LR de Toulouse Jean-Luc Moudenc affirme qu'une "réflexion est en cours pour aménager l'espace public" : élargir des pistes voire en créer de nouvelles. Mais l'élu ajoute aussitôt que les possibilités sont limitées car "le 11 mai arrivera vite" et ce serait compliqué de faire travailler les entreprises prestataires dans ce délai.

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