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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : hommage aux soignants décédés ou tombés malades au CHU de Montpellier

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Par , France Bleu Hérault, France Bleu

À l'appel de la CGT, une centaine de personnes ont participé au premier "mardi de la colère" des personnels soignants. Médecins, infirmiers, aide-soignants se sont retrouvés devant le monument aux morts de l'hôpital Saint-Éloi de Montpellier pour rendre hommage aux soignants décédés.

Un bouquet de fleurs a été déposé devant le monument aux morts du CHU Saint-Éloi de Montpellier en hommage aux soignants décédés du covid-19.
Un bouquet de fleurs a été déposé devant le monument aux morts du CHU Saint-Éloi de Montpellier en hommage aux soignants décédés du covid-19. © Radio France - Elena Louazon

Un "mardi de la colère" pour les personnels soignants de tout le pays. Alors que les hôpitaux se relèvent à peine de la crise sanitaire, ils se rassemblaient un peu partout en France pour demander davantage de moyens. À Montpellier, à l'appel de la CGT, une centaine de personnes se sont rassemblées devant le monument aux morts de l'hôpital Saint-Éloi, où un bouquet de fleur a été déposé. Un hommage en forme de coup de gueule aux soignants décédés du covid-19.

Réinvestir dans les hôpitaux

"Mourir d'une maladie infectieuse pour laquelle vous n'avez pas eu toutes les chances de soins qui vous ont été données. C'est dégueulasse. C'est profondément dégueulasse", dénonce Rémi Ruiz, infirmier et représentant CGT. Comme partout, les masques, blouses, gels ont manqué au CHU. Rémi Ruiz lui-même a contracté le covid-19. 

De quoi faire monter le sentiment d'injustice et la colère. "On aurait eu cette épidémie, mais avec du matériel nécessaire, les gens auraient fait le job et compagnie. Ce qu'ils attendaient, c'est d'avoir du matériel adéquat pour réaliser leur travail", note Thierry, infirmier, pour expliquer l'intérêt nouveau de certains de ses collègues pour l'engagement politique et syndical. 

Les premières annonces d'Edouard Philippe en ouverture du Ségur de la santé n'ont pas convaincu les manifestants. Ils demandent la fin des politiques d'austérité à l'hôpital. "Ça fait des années qu'on exprime des difficultés, qu'on demande des moyens, insiste Rémi Ruiz. Ça fait des années qu'on se fait rabrouer. Malheureusement, cette crise du covid. Il a fallu quand même 30.000 morts quasiment pour qu'enfin la conscience collective réalise à quel point l'outil hospitalier a été détruitavec le temps". 

Les manifestants craignent dorénavant que les personnes qui ont applaudi tous les soirs à 20h les oublient. "J'aimerais surtout que les gens se réveillent et comprennent pourquoi on est dans la rue, soupire Sophie, aide-soignante. On a vraiment besoin d'eux". Elle espère voir des personnes non-soignantes venir les soutenir lors des prochains "mardi de la colère", mais surtout le 16 juin prochain, lors de la grande journée d'action nationale en faveur de l'hôpital. 

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