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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : impossible de mettre une date sur les contrats de travail des saisonniers de la restauration

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Par , France Bleu Vaucluse

Les restaurateurs et hôteliers de Vaucluse peinent à recruter leur personnel saisonnier. Sans date précise de réouverture, ces employeurs ne peuvent pas inscrire de date d'embauche sur les contrats. Serveurs et cuisiniers préfèrent parfois changer de métier pour assurer leurs revenus.

Les restaurateurs et hôteliers demandent une date de réouverture pour rédiger les contrats de travail du personnel saisonnier
Les restaurateurs et hôteliers demandent une date de réouverture pour rédiger les contrats de travail du personnel saisonnier © Radio France - Philippe Paupert

Recruter un cuisinier, un serveur ou une cheffe de rang est très compliqué en ce moment en Vaucluse. Les hôtels et les restaurants préparent leur réouverture prévue pour la mi-mai. La date n'est pas certaine à 100%, les capacités des restaurants ne sont pas encore connues. Les restaurants ne peuvent donc pas anticiper le nombre de personnel à recruter ni indiquer la date de début du contrat

Certains établissements voient leur personnel quitter la restauration pour s'assurer un salaire dans une autre branche. D'autres établissements précisent sur le contrat que le recrutement sera effectif "quand le gouvernement fera des annonces précises".

Impossible de conserver le personnel sans contrat ni date de réouverture

Au pied du Ventoux à Malaucène (Vaucluse), le restaurant La Source du Groseau n'a recruté que deux de ses quatorze employés pour cet été. La propriétaire Catherine Baroin s'inquiète de cette situation compliquée, car "même si vous proposez un très bon salaire à partir de juin, la personne se dit 'juin, c'est encore loin, il faut que je mange avant'.

Une serveuse qu'on avait recrutée en février ne nous donne plus de signe de vie, car je pense qu'elle a trouvé quelque chose d'autre, pas forcément dans la restauration".

Catherine Baroin explique qu'elle "fait des recrutements, mais on ne peut pas signer les contrats de travail et espérer garder sous le coude les personnes jusqu'à la réouverture, car on ne peut pas mettre de date sur le contrat"

Propositions vagues ou contrats pas définitifs

Le Chateau de Mazan propose une vingtaine de postes à pourvoir avec une réouverture prévue le week-end à partir du 6 mai. Jérémie Achiardy a publié les annonces d'offres d'emploi pour cet établissement quatre étoiles, mais il ne pas préciser la date aux candidats à l'embauche : "on fait des propositions... eueueuh... vagues en leur disant que l'embauche sera dans la deuxième quinzaine de mai.

Il faut qu'on se tape dans la main pour dire 'ok on est d'accord'. Si on leur dit qu'on ne sait pas trop et qu'on recule la date, à la fin, il n'y aura plus personne sur le marché."

À Bonnieux, Patrick Lobier recrute aussi. Avant de remplir la terrasse du restaurant Le Fournil, il a trouvé un truc pour remplir les contrats : "il nous arrive de faire des lettres d'embauche en mettant dessus- je ne pense pas que ce soit très légal - qu'on les embauchera définitivement quand le gouvernement fera des annonces précises"

Travailler ailleurs que dans la restauration

La restauratrice de Malaucène précise que lorsqu'elle rappelle une semaine plus tard, "les employés vous disent 'non, on a trouvé ailleurs, on ne sait pas si on viendra chez vous'. C'est très compliqué cette année"

Catherine Baroin se désole de voir "le personnel saisonnier de la restauration et les extras du week-end aller plutôt sur des plateformes de style Amazon ou de conditionnement des grandes surfaces. Ils cherchent des boulots qui leur rapportent immédiatement un salaire plutôt que d'être dans l'attente. On perd des gens qu'on avait recruté : le cuisinier et une serveuse ne donnent plus signe de vie".

C'est la survie de la filière qui est jeu pour Patrick Lobier à Bonnieux : "il n'y a pas que les recrutements. Les fournisseurs de vin me téléphonent pour prendre des commandes et je suis obligé de leur répondre 'non. On va attendre'. C'est toute la filière de la restauration qui est impactée".

Certains salariés de la restauration préfèrent travailler sur des plateformes de conditionnement car "il faut manger en attendant la réouverture des restaurants"
Certains salariés de la restauration préfèrent travailler sur des plateformes de conditionnement car "il faut manger en attendant la réouverture des restaurants" © Radio France - Philippe Paupert
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