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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : empêchés de venir travailler à cause de leur moustache, des pompiers mosellans portent plainte

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Lorraine Nord, France Bleu

25 sapeurs-pompiers de Moselle ne sont plus autorisés à partir en intervention, car ils ne sont pas rasés de près. La direction du Sdis estime qu'il n'est pas possible d'utiliser en toute sécurité un masque FFP2 si l'on arbore une moustache ou un bouc. Douze de ces pompiers portent plainte.

(Photo d'illustration).
(Photo d'illustration). © Maxppp - Guillaume Bonnefont

Six sapeurs-pompiers professionnels vont déposer plainte lundi pour discrimination physique, après six premières plaintes vendredi dernier. Depuis le 6 avril, ils sont 25 sapeurs-pompiers professionnels à ne plus avoir le droit de partir en intervention, et donc sommer de rester chez eux. Leur tort : arborer une moustache, ou un bouc.

Une mesure sanitaire selon la direction

Selon la direction du Sdis : il n’est pas possible d’utiliser en toute sécurité un masque FFP2 sans être rasé à nu. Il faut que les rebords, les joints du masques reposent sur une partie du visage rasée de près. Tout a commencé le 16 mars, au début du confinement. Le directeur départemental en Moselle a envoyé un message à ses sapeurs-pompiers pour leur demander de se raser la barbe. Les pompiers font donc le nécessaire, mais ils sont nombreux à conserver une moustache ou un bouc. Tout va bien pendant 15 jours, mais début avril ils reçoivent l'ordre de tout enlever.

On ne veut pas nous laisser travailler, c'est quand même un comble

Pas question pour certains. Ils dénoncent "un abus de pouvoir", "une atteinte à leur dignité". C'est le cas de Julien Aquilano, pompier professionnel à Metz et représentant du personnel à la CGT. Il n'a plus le droit de venir travailler jusqu'au 11 mai, sauf s'il se rase sa moustache et son bouc : "Mes collègues et moi, nous sommes frustrés, nous n'avons pas envie de rester à la maison pendant cette crise sanitaire, nous avons vraiment envie d'aider la population.

C'est vraiment de la discrimination pure et dure

"Surtout qu'il n'y a aucun risque puisque le masque FFP2 est posé sur notre peau nue, donc il n'y a aucun risque. J'ai même un collègue qui a contacté l'Agence régionale de santé, qui a répondu que le rasage était une préconisation, et non une obligation. Si même l'ARS nous donne raison, je ne vois pas pourquoi notre hiérarchie se donne le droit de nous interdire toute pilosité faciale", ajoute-t-il. Certains pompiers se sont aussi tourné vers le Défenseur des droits.

Contacté, le Sdis de Moselle ne souhaite pas commenter cette polémique pileuse, est indique qu'il est "concentré sur le fait d'assurer le meilleur secours à notre population en toute sécurité, non seulement pour les personnes prises en charge, mais également pour les 1.200 sapeurs-pompiers qui assurent leur protection au quotidien dans le département".

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