Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Coronavirus : "Je me demande si les mesures de freinage suffiront", réagit le président de Bordeaux Métropole

-
Par , France Bleu Gironde

La Gironde va être soumise à partir de ce samedi à de nouvelles mesures de lutte contre l'épidémie de Covid-19, a annoncé Emmanuel Macron ce mercredi. Le président de Bordeaux Métropole et maire de Mérignac, Alain Anziani, estime cette décision "nécessaire" mais s'interroge sur son efficacité.

Alain Anziani, maire de Mérignac et président de Bordeaux Métropole
Alain Anziani, maire de Mérignac et président de Bordeaux Métropole © Radio France - .

Un nouveau tour de vis pour tenter d'endiguer l'épidémie de Covid-19 en Gironde. Dans une allocution télévisée ce 31 mars, Emmanuel Macron a annoncé que les règles en vigueur depuis une dizaine de jours dans 19 départements seraient étendues à toute la France à partir du 3 avril, pour quatre semaines. Alain Anziani, président de Bordeaux Métropole et maire de Mérignac, répond à France Bleu Gironde après les annonces du président de la République. 

France Bleu Gironde : Notre département est à son tour concerné par les mesures de freinage contre la pandémie de Covid-19. C'était nécessaire de prendre cette décision ? 

Alain Anziani : "C'était une décision incontournable, nécessaire et sans doute qu'elle aurait pu être prise plus tôt. La décision était difficile à prendre, puisqu'on sait que ça veut dire un ralentissement de l'économie et des Français qui ont le sentiment de perdre leur liberté. Mais la question aujourd'hui n'est pas celle de perdre sa liberté, mais celle de perdre sa vie."

Quel effet aura cette décision sur les contaminations en Gironde selon vous ? 

"Toute ma volonté est d'espérer, et tout mon raisonnement est de craindre que ça ne suffise pas. Je me demande s'il aurait fallu faire le confinement du printemps dernier ... Après, il y a deux phénomènes qui vont arriver : la météo, et on sait qu'avec les beaux jours on a moins de contaminations. Et puis, le deuxième point, c'est la vaccination : on est dans une sorte de course de vitesse. Donc, c'est très important qu'on vaccine beaucoup plus. En principe, on devrait avoir suffisamment de doses à la mi-avril en Gironde."

Les écoles vont être fermées pendant trois semaines, il fallait prendre cette décision ? 

"Oui, parce qu'aujourd'hui, le principe est que quand il y a un cas de Covid-19 on ferme la classe, donc on en était à fermer des dizaines de classes. Si on doit fermer toutes les classes, sauf une ou deux, autant fermer totalement l'école." 

Sur le plan économique, Emmanuel Macron a redit que les dispositifs d'aides aux entreprises allaient être renforcés ... 

"Bien sûr qu'il y a des prêts, mais le problème c'est qu'il faut les rembourser à un moment donné. C'est la corde autour du cou qui existe aujourd'hui pour un grand nombre de commerces. Il faut qu'on aille voir nos commerçants de proximité quand ils sont ouverts, qu'on n'aille pas forcément sur les grandes plateformes du genre Amazon ou autres ... On doit faire vivre les commerces de nos communes." 

Un début de réouverture des lieux culturels et des restaurants à partir de la mi-mai, vous y croyez ? 

"Ça me semble être une chimère. Depuis des semaines, on nous dit que les milieux culturels vont rouvrir, mais qu'est ce qu'on constate? Qu'il y a un très gros coup de frein qui est donné, même s'il était indispensable. J'aimerais bien qu'on ouvre les milieux culturels, comme à Barcelone par exemple, où ils ont pu rassembler 5.000 personnes pour faire un spectacle dans des conditions sanitaires qui étaient apparemment assurées. Je me demande si on ne pourrait pas faire ce genre d'expérimentation en gardant les gestes barrières."  

Choix de la station

À venir dansDanssecondess