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Coronavirus : "Je n'ai aucun espoir d'avoir des locataires cet été" dans mon gîte en Vaucluse

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Les propriétaires de gîtes et chambres d'hôtes se désespèrent en PACA. Désinfecter leurs locations coûtera cher, les touristes étrangers ne sont pas sûrs de franchir les frontières et les vacanciers français annulent les réservations prévues cet été au pied du Ventoux ou dans le Luberon.

Une chambre d'hôte dans le Luberon Une chambre d'hôte dans le Luberon
Une chambre d'hôte dans le Luberon - Mas de la Riaille

Les loueurs de chambres d’hôtes et de gîtes sont très inquiets pour cet été. À cause du coronavirus et des contraintes de déplacement, chaque jour des touristes annulent les séjours prévus cet été en Provence Alpes Côte d'Azur. Certains propriétaires prévoient même de ne pas louer pour de courts séjours, car les contraintes de désinfection sont trop coûteuses. 

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Annulations et locations vides cet été

En Vaucluse, un des départements qui propose le plus de chambres d'hôtes dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, les trois gîtes de Françoise sont vides. Cette propriétaire a peur qu'il n'y ait personne cet été au bord de sa piscine au pied du Ventoux : "tous mes locataires annulent au fur à mesure. Je n'ai aucun espoir d'avoir des locataires cet été"

Françoise regrette que les consignes du Premier ministre ne soient pas favorables au tourisme :  "il ne faut pas changer de département donc je ne vois pas comment les gens vont venir en vacances chez nous! Le Premier ministre n'a pas parlé des locations; on ne sait pas si on peut accueillir les touristes. Il y a aussi les étrangers : nous avons beaucoup de clientèle belges et allemande. On ne sait pas si les frontières seront ouvertes cet été. On est dans le flou".

Désinfection coûteuse des chambres 

À Cucuron, dans le Luberon, Florence Coulange loue chaque été trois chambres d'hôtes dans un mas du 18e siècle. Elle donnera la priorité aux touristes qui viennent pour de longs séjours, car elle craint les surcoûts de désinfection occasionnés par le coronavirus, "ça va coûter cher de louer des chambres, car il faut faire des choses qu'on ne faisait pas avant : enlever et nettoyer les dessus-de-lit, les coussins décoratifs, les bibelots.

C'est beaucoup de temps et de travail. À la limite, il faudrait engager du personnel supplémentaire, mais il faut avoir de quoi le payer. Pour le petit-déjeuner, c'est compliqué : il faut que les gens soient à un mètre de distance. Il faut désinfecter les nappes ou les enlever. Il faut aussi désinfecter les tables, les chaises... Pfuiiiii..." soupire Florence qui confie "je ne sais pas si je vais louer cet été".

Florence pointe aussi d'autres difficultés liées à l'épidémie de Covid-19 : "il faut des gants, une combinaison. Il faut donner des lingettes désinfectantes aux touristes et on n'en trouve plus depuis des semaines. Il faudrait éviter de relouer immédiatement : il faut laisser les chambres ouvertes 24 heures_. Il faut désinfecter les rideaux. C'est très très compliqué. Si j'ai des longs séjours, je louerai. S'il s'agit de courts séjours de trois nuits, je refuserai de louer"_.   

2.000 gîtes et chambres d'hôtes en Vaucluse, mais partout dans la région PACA les propriétaires redoutent un été sans touristes et donc sans locataires.

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