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Coronavirus : l'accouchement masqué est toujours recommandé mais peu appliqué à Besançon

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Par , France Bleu Besançon

Depuis le début de l'épidémie, les femmes doivent porter le masque en salle de naissance durant leur accouchement, mais cela ne peut être imposé. Cette recommandation nationale est vivement critiquée. Dans la pratique au CHU de Besançon dans le Doubs, les soignants font preuve de souplesse.

Le mouvement #StopAccouchementMasqué prend de l'ampleur depuis septembre 2020 (image d'illustration)
Le mouvement #StopAccouchementMasqué prend de l'ampleur depuis septembre 2020 (image d'illustration) © Maxppp - Guillaume Bonnefont

En salle de naissance au CHU de Besançon dans le Doubs, la patiente est supposée rester masquée de l'admission à la sortie, accouchement compris. Le CHU suit ainsi les recommandations du Collège National des Gynécologues-Obstétriciens Français, qui précise que "le port du masque ne peut être imposé." Dans toute la France, des voix s'élèvent contre cette règle. Selon les témoignages récoltés, à Besançon, les équipes font preuve de souplesse. 

Le port du masque recommandé pour protéger les soignants

Interrogé, le pôle mère-femme du CHU de Besançon confirme que "le port du masque est demandé en salle de naissance, de l'admission à la sortie de la salle de naissance, accouchement compris. La patiente peut le retirer exceptionnellement pendant les efforts expulsifs." Le CHU suit ainsi les recommandations du Collège National des Gynécologues-Obstétriciens Français publiées le 30 septembre 2020 : "le port du masque est souhaitable car il protège les soignants et la patiente elle-même," précisant qu'"il ne peut être imposé."

"S'il n'y a pas de masque cela peut-être dangereux pour la sage-femme en face" - Judith, sage-femme libérale

Judith Briouze, sage-femme libérale à Besançon, prépare les femmes à accoucher avec un masque, leur apprend à respirer avec. Les femmes sont réticentes, c'est compliqué, mais il faut qu'elle apprennent à accoucher ainsi dit-elle: "il va y avoir des respirations profondes, des postillons possibles. S'il n'y a pas de masque cela peut-être dangereux pour la sage-femme en face. Elle a un masque et des lunettes, mais il y a aussi le front, les joues, on ne va pas se laver les cheveux entre chaque accouchement. On reste exposé, le masque est une barrière important.

Judith Briouze sage-femme libérale à Besançon

D'autres règles sont mises en place face à l'épidémie à la maternité bisontine. Les femmes doivent se faire dépister au neuvième mois de grossesse, "s’il n'a pas été réalisé à l'entrée en salle de naissance, il est prélevé à ce moment-là," précise le CHU. Un seul accompagnant est autorisé en salle de naissance. Les visites en maternité sont réduites à trois personnes par jour. De manière générale, le CHU invite les familles à limiter leurs visites auprès des proches.

"Accoucher c'est comme un marathon, je ne vois pas pourquoi on obligerait les femmes à mettre un masque"

Cette recommandation reste floue aux yeux du personnel soignant. C'est donc à la femme et à sa sage-femme d'en parler, et d'aviser le jour J. En pratique, presque aucune femme ne le garde durant l'effort expulsif selon les femmes et sages-femmes que nous avons interviewées. 

"L'équipe médicale a été très humaine et ne m'a jamais forcée à porter un masque durant l'effort," - Fanny, jeune maman

"L'équipe médicale a été très humaine et ne m'a jamais forcée à porter un masque durant l'effort," explique Fanny qui a accouché de jumelles fin août. Sinon elle l'aurait mis à contre coeur, "inspirer et expulser l'air demande un effort surhumain quand on accouche, c'est impressionnant, ajoute-t-elle. Je n'aurais pas aimé respirer mon propre dioxyde de carbone, j'aurais été moins efficace."

Fanny, jeune maman

"C'est inhumain d'imposer ça aux femmes qui accouchent et qui font un effort aussi important que lors d'un marathon. On n'oblige pas les joggeurs ou cyclistes à porter un masque à l'heure actuelle, je ne vois pas pourquoi on obligerait les femmes qui accouchent à en porter," ajoute la jeune maman. Ce à quoi Judith la sage-femme répond : "sur un vélo ou quand l'on court, il n'y a personne devant nous. Alors que quand on accouche il y a du monde autour de nous : la sage femme, le gynécologue, l'infirmière."

Les soignants ne font pas toujours preuve de la même souplesse, et pas partout. Sur les réseaux sociaux, le mouvement #StopAccouchementMasqué prend de l'ampleur depuis septembre 2020. Des femmes qui ont mal vécu leur accouchement partagent leur témoignage.

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