Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : l'hôpital d'Abbeville sous tension face à l'afflux de patients Covid

-
Par , France Bleu Picardie

Le centre hospitalier d'Abbeville a vu le nombre de malades du coronavirus exploser ces deux dernières semaines dans ses services. La direction a décidé de rouvrir des unités dédiées, comme au printemps.

Le service de pneumologie de l'hôpital d'Abbeville transformé en zone Covid pour gérer l'afflux de malades depuis début décembre.
Le service de pneumologie de l'hôpital d'Abbeville transformé en zone Covid pour gérer l'afflux de malades depuis début décembre. © Radio France - Winny Claret

L'épidémie regagne du terrain dans la Somme. La préfecture a lancé l'alerte, ce mardi 22 décembre, alors que les indicateurs du coronavirus sont tous mauvais dans le département. Particulièrement touché par ce rebond épidémique, l'hôpital d'Abbeville a connu un afflux record de patients Covid ces deux dernières semaines. Ce mardi, 68 patients malades du coronavirus étaient hospitalisés. Alors pour faire face, le CH a rouvert des unités dédiées, comme lors du premier confinement.

Un afflux de malades qui mobilise plusieurs équipes soignantes

Couloirs cloisonnés, interdiction de pénétrer dans la nouvelle unité "Covid aiguë" de l'hôpital. On reste derrière les portes battantes avec Michel Kfoury, le chef des urgences d'Abbeville. "Nous sommes à l'entrée du service de pneumologie qui est actuellement la zone Covid. A la porte de chaque chambre, il y a des gants, des charlottes, des lunettes, des blouses et sur-blouses, indique le président de la commission médicale. Il faut s'habiller à chaque fois que l'on entre dans une chambre et se déshabiller à l'intérieur avant de sortir." Des précautions qui mobilisent les soignants à temps plein. Et depuis sa réouverture la semaine dernière, l'unité qui prend en charge les patients les plus contaminants est déjà en tension : 23 lits occupés sur 25. 

Une quarantaine d'agents contaminés

Un afflux difficile à gérer alors qu'une quarantaine d'agents sont à l'arrêt, eux aussi touchés par le virus. "On a baissé le nombre de consultations à l'hôpital, explique Michel Kfoury, on a différé les patients non-urgents. Mais on n'a pas voulu déclencher le plan banc pour rappel de personnels. Si on peut les laisser souffler pendant les fêtes, on le fera." Pas de rappel obligatoire des soignants pour l'instant. Alors la direction tente difficilement de faire venir des volontaires. Et elle craint déjà une situation très compliquée après les fêtes.

L'hôpital d'Abbeville en tension face à l'afflux de patients Covid, reportage France Bleu Picardie

Fallait-il rouvrir ces unités plus tôt ?

Depuis la réouverture des zones Covid au CH d'Abbeville, une question se pose : n'aurait-il pas fallu recréer ces unités bien avant ? Cet automne, les malades du coronavirus étaient placés dans les différents services selon leurs pathologies, avec les autres patients. Ce que dénonce le délégué CGT Pascal Maccrez, "Il faut savoir que, lors de la première vague, on avait créé des zones Covid et on avait renforcé les effectifs, ce qui n'a pas été fait lors de la deuxième vague. Le fait de ne pas avoir ouvert de zones Covid et de disséminer des patients dans tous les services a certainement provoqué la création de clusters parmi le personnels et aussi les patients. La direction a voulu préserver son budget avant tout."

Un choix pourtant validé en cellule de crise, se défend la directrice de l'hôpital Corinne Séneschal. Selon elle, les soignants ont toujours su s'occuper de patients contagieux au sein de leur propre service. Et ce bien avant le coronavirus, "Aujourd'hui ce qu'il fait qu'il a fallu se réorganiser c'est le volume de patients Covid. Il fallait reconcentrer dans un même lieu, dans des chambres à deux lits des patients atteints de la même pathologie. On a besoin d'avoir plus de personnel sur ces unités alors qu'on voit parallèlement que on a beaucoup d'agents arrêtés. On est pas du tout dans une logique économique. Il faut être raisonnable, on est en train de gérer une épidémie".

Choix de la station

À venir dansDanssecondess