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Dossier : Coronavirus

Coronavirus : inquiétude à Marseille pour les personnes confinées dans des logements indignes

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Par , France Bleu Provence, France Bleu

Associations et collectifs marseillais s'alarment du sort de plusieurs milliers d'habitants qui vivent dans des logements indignes pendant le confinement. Ils demandent une remise à plat de la politique du logement.

Les deux immeubles effondrés rue d'Aubagne à Marseille
Les deux immeubles effondrés rue d'Aubagne à Marseille © Radio France - Bataillon de marins-pompiers de Marseille

Il y a d'abord eu, dans le journal Le Ravi, cette lettre alarmante rédigée par des architectes et ingénieurs du service de sécurité des immeubles de la ville de Marseille, où de nombreux dysfonctionnements dans la gestion des nombreux immeubles en péril sont pointés du doigt. Et il y a maintenant la réaction de plusieurs collectifs et associations qui demandent à l'État d'intervenir alors que des milliers de Marseillais vivent dans des conditions indignes pendant le confinement. 

230 immeubles en péril grave et imminent

La lettre publiée par les architectes et ingénieurs de la ville fait froid dans le dos. Un an et demi après le drame de la rue d'Aubagne, qui a fait huit morts, 2.600 signalements d’immeubles sous suspicion de péril adressés au service de sécurité n’ont pu être traités, 230 immeubles sont en péril grave et imminent, 180 immeubles en péril ordinaire non suivis, et autant d’habitants en danger. 

Des dysfonctionnement sont également révélés sur le plan de l'organisation : pas de communication, pas d'anticipation, des retards d'arbitrages, des délais de validation et de signature des arrêtés de péril anormalement longs... et la liste est encore longue. 

Nous refusons d'attendre de nouveaux morts.

Après la publication de cette lettre, de nombreux collectifs et associations ont décidé de signer une tribune dans le quotidien Libération pour demander d'urgence un plan, une remise à plat de la politique du logement. 

100.000 Marseillais confinés dans des logements indignes

À Marseille, "quelque 100.000 personnes parmi les plus pauvres se retrouvent aujourd'hui confinés dans des logements indignes", s'alarment les signataires de la tribune, dont le collectif du 5 novembre, la Ligue des Droits de l'Homme, la Fondation Abbé Pierre, ou encore des syndicats. "De nouveaux drames se rapprochent irrémédiablement et se vivent chaque jour dans le confinement des 40.000 logements potentiellement indignes que compte la ville" et "nous refusons d'attendre de nouveaux morts", écrivent-ils.  

Ils appellent le maire Jean-Claude Gaudin à suspendre "immédiatement" son adjoint chargé de ces questions, Julien Ruas, et demandent à l'État de prendre la main "au titre de son pouvoir de police subsidiaire", "face aux carences structurelles et durables du management des services municipaux".

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