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Coronavirus : l'Institut Pasteur arrête son principal projet de vaccin, pas assez efficace

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Par , France Bleu, France Bleu Paris

L'Institut Pasteur a annoncé ce lundi qu'il arrêtait le développement de son principal projet de vaccin contre le coronavirus, élaboré en partenariat avec le laboratoire Merck. Les résultats montrent qu'il n'est pas assez efficace.

L'institut Pasteur, à Paris.
L'institut Pasteur, à Paris. © Maxppp - Jean-Baptiste Quentin

L'Institut Pasteur a mis un terme, ce lundi, au développement de son principal projet de vaccin contre la Covid-19. Les premiers essais sur ce vaccin, développé en partenariat avec le groupe Merck (MSD) ont en effet montré qu'il était moins efficace qu'espéré.

Dans son communiqué, le groupe pharmaceutique américain confirme arrêter le développement des deux vaccins sur lesquels il travaillait, disant vouloir privilégier la recherche sur des traitements de la maladie.

Des résultats inférieurs aux vaccins déjà sur le marché

Les deux vaccins, le V591, acquis avec le rachat de l'autrichien Themis Bioscience, et le V590, développé avec l'organisation à but non lucratif IAVI, ont généré lors des premiers essais des réponses immunitaires inférieures à celles observées chez des personnes ayant guéri du coronavirus, comme à celles annoncées pour d'autres vaccins, explique le laboratoire.

Le projet en cours avec Pasteur utilisait comme base le vaccin contre la rougeole, adapté pour combattre la Covid-19. Les essais de phase 1 (le premier stade des essais sur l'humain) avaient commencé en août dernier. Pasteur a précisé qu'il poursuivait ses travaux sur d'autres projets de vaccin contre le coronavirus, mais qu'ils en étaient encore au stade préliminaire.

D'autres projets encore peu avancés

"Le premier, administrable par voie nasale, est développé avec la société de biotechnologie TheraVectys, issue de l'Institut Pasteur et spécialisée dans la mise au point de vaccins. Le second est un candidat vaccin à ADN", a indiqué Pasteur.

Ces deux projets "sont aujourd'hui en phase préclinique", c'est-à-dire qu'aucun essai n'a encore été mené sur des humains. "Il faut bien avoir en tête que la recherche vaccinale est très difficile. On ne peut jamais être sûr que les données qui ont été obtenues chez l'animal vont être obtenues chez l'homme" a commenté ce lundi sur franceinfo Odile Launay, infectiologue et membre du comité vaccin COVID-19. "Les vaccins ARN messager ont permis des résultats absolument exceptionnels donc on n'est plus dans la situation où nous avions zéro vaccin. Aujourd'hui, on a plusieurs vaccins ARN messager et on a un vaccin de référence sur lequel on doit pouvoir s'aligner avant de continuer les recherches."

Merck, de son côté, va concentrer ses efforts sur la recherche et la production de deux médicaments expérimentaux, le MK-7110 et le MK-4482, un antiviral administrable par voie orale qu'il appelle désormais molnupiravir. Merck dit espérer disposer au plus tard fin mars de premiers résultats d'essais cliniques sur le MK-7110.

Un autre acteur français, le laboratoire Sanofi, avait annoncé en décembre que son vaccin avait pris du retard et ne serait prêt que fin 2021, en raison de résultats moins bons qu'attendu.

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