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Dossier : Coronavirus

Coronavirus : la fermeture des marchés bouleverse toute la filière dans la Loire et en Haute-Loire

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Pour lutter contre le coronavirus, tous les marchés sont fermés jusqu'à nouvel ordre, à moins d'obtenir une dérogation. L'annonce du Premier ministre Edouard Philippe marque le début de semaines très difficiles pour les commerçants et les producteurs dans la Loire et en Haute-Loire.

Le marché du Puy-en-Velay en Haute-Loire
Le marché du Puy-en-Velay en Haute-Loire © Radio France - Noémie Philippot

La nouvelle a eu l'effet d'une bombe pour tous les professionnels de la filière : pour limiter les rassemblements de personnes au maximum et lutter contre la propagation du coronavirus, le Premier Ministre Edouard Philippe a annoncé lundi la fermeture de tous les marchés ouverts. 

Un scandale pour André Dudo, président régional de la fédération des marchés de France, membre du conseil d'administration national et commerçant sur les marchés de Haute-Loire. "Il y a beaucoup d'endroits où les commerçants [...] ont tout fait pour que ça se passe au mieux."

Ouverture sur dérogation : "ça a été fait à l'envers !"

Si les maires estiment que ce marché est nécessaire à l'approvisionnement en nourriture dans leur commune, ils peuvent demander une dérogation à la préfecture pour le maintenir. Mais "ça a été fait à l'envers !" estime André Dudo, "c'est plus facile pour un maire de dire "supprimez moi mon marché parce qu'il n'est pas conforme aux règles de sécurité" plutôt que faire l'inverse. Une dérogation, c'est plus contraignant et ce n'est pas dit que les préfectures donnent les dérogations."

Pas de recettes pour les commerçants donc, mais pas de revenus pour les producteurs non plus : "toute la filière est déstabilisée !" tonne André Dudo.

Et Guillaume Vialette, secrétaire de la confédération paysanne dans la Loire de confirmer. Il produit du lait de chèvre et de vache qu'il transforme en fromages sur son GAEC de Sauvain, dans les Monts du Forez : "On a beaucoup de fromages qui sont à vendre dans les 15 jours après être produits. On vend à 90% sur les marchés. C'est très ponctuel mais on a un tout petit peu de ventes en grande distribution et là, la grande distribution ne nous commande plus rien." 

Le risque du gaspillage

"On entend des annonces à la radio comme quoi la grande distribution va jouer le jeu envers les producteurs pour leur commander de la marchandise mais aujourd'hui, c'est l'effet inverse, continue Guillaume Vialette. On se retrouve avec toute notre marchandise qu'on ne peut pas écouler." 

Le scénario est le même pour les maraîchers ou les producteurs de viande : "Ça va se traduire par du gaspillage. On a beaucoup de produits frais périssables et c'est très difficile de rebondir et de créer en urgence d'autres moyens de distribution" explique l'agriculteur. 

Le syndicat demande donc à tous les maires dont la commune qui accueille un marché de solliciter le préfet pour obtenir une dérogation, d'autant que pour Guillaume Vialette, "ça multiplie les points de distribution de nourriture sur le territoire, du coup ça évite la concentration de personnes."

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