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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : la galère des routiers berrichons

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Par , France Bleu Berry
Ciron, Communauté de communes Brenne - Val de Creuse, France

Depuis la fermeture des commerces et des restaurants, les routiers peinent à trouver des lieux de pause pendant leurs longues journées au volant. Le gouvernement a annoncé dans la journée qu'il avait entendu leur message.

Les camions à l'arrêt sur l'A84
Les camions à l'arrêt sur l'A84 © Radio France - Delphine Garnault

En pleine pandémie de coronavirus, les déplacements sont limités au strict nécessaire. Pourtant, certains doivent encore travailler : c'est le cas des chauffeurs-routiers, encore nombreux sur les routes de France. Mais depuis la fermeture des commerces la semaine dernière, les restaurants et les sanitaires des aires d'autoroute sont bien souvent condamnés, et les routiers se retrouvent démunis. 

"Ils ont fermé la plupart des stations"

"Ca devient très très compliqué", confie Florian, chauffeur-routier originaire de Ciron, entre Le Blanc et Argenton-sur-Creuse. "Ils ont fermé la plupart des stations, il y a des barrières, des plots, du coup on ne peut plus s'arrêter comme on veut. Sauf que par rapport à nos heures de coupure, on est obligé de s'arrêter. Donc on s'arrête sur le bord des routes, là où il n'y a rien... On ne peut même plus manger." 

Et pour cause : les restaurants routiers sont fermés (c'est le cas de l'Escale Village, à Déols, notamment). Florian fait partie des chanceux : "J'ai un frigo et un micro-ondes dans mon camion, mais d'autres n'ont pas ça..." "Du coup, ils mangent des conserves froides", déplore son père, Pascal, lui aussi routier.

"On prend des lingettes pour bébé, sinon on ne se douche pas"

L'autre problème, c'est la douche, bien souvent inaccessible sur la route. "Quand on a de la chance, certains clients acceptent qu'on se douche chez eux, mais d'autres refusent. Chez certains, on ne peut même pas prendre un café au distributeur, c'est marqué "interdit aux routiers" !" s'exclame Florian, photo à l'appui. Alors là aussi, c'est système D, explique Pascal : "A la place, on prend des lingettes pour bébé, sinon on ne se douche pas ! Mais niveau hygiène, ce n'est pas le top..."

Photo d'une machine à café "strictement interdite aux chauffeurs routiers"
Photo d'une machine à café "strictement interdite aux chauffeurs routiers" - Florian Cardon

La solidarité s'organise entre les routiers

Pour pallier à ces désagréments, la solidarité entre chauffeurs s'organise. "Un chauffeur-routier a créé un groupe sur Facebook pour les chauffeurs qui sont chez eux, ils donnent la possibilité aux chauffeurs qui roulent, de venir prendre des douches chez eux, fournir des repas, etc." Une solidarité bienvenue, d'autant que certains routiers ont du temps à tuer : faute de commandes, les entreprises de transport se mettent tour à tour au chômage technique. C'est d'ailleurs le cas de Florian et Pascal, qui ont effectué leurs dernières livraisons et vont désormais attendre, chez eux.

Le gouvernement promet une réaction

Dans la journée, le secrétaire d'Etat aux transports Jean-Baptiste Djebbari a expliqué sur France 2 avoir entendu la colère des routiers. "Pour eux, nous rouvrons toutes les stations-services et progressivement les points de restauration", a-t-il promis.

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