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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus - La "grande armée de l'agriculture" se met en ordre de bataille en Limousin

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Limousin, France Bleu Creuse

L'appel lancé mardi matin par le Ministre de l'Agriculture Didier Guillaume a été entendu en Limousin. Des volontaires, sans activité en raison de la crise du coronavirus, commencent à se manifester pour aller travailler dans les champs, aux côtés des agriculteurs, afin de participer aux récoltes.

cueillette des fraises (image d'illustration)
cueillette des fraises (image d'illustration) © Maxppp - Jean-Paul Domb

C'est un appel inédit. Mardi matin, le Ministre de l'Agriculture Didier Guillaume a appelé les "Français sans activité" en raison de la crise sanitaire, à rejoindre "la grande armée de l'agriculture", afin qu'ils aillent prêter main forte aux agriculteurs, qui manquent cruellement de main d'œuvre.

Appel visiblement entendu en Limousin, région où l'on sait ce que l'agriculture représente. Des volontaires, sans activité en raison de la crise du coronavirus, commencent à se manifester pour aller travailler dans les champs alors que la situation est déjà périlleuse pour certains d'entre eux.

Se sentir utile

En Corrèze par exemple, la Chambre d'Agriculture a déjà reçu des propositions. Celle de Gilbert, notamment. A 35 ans, ce peintre en bâtiment qui habite le secteur d'Ussel résume ainsi sa disponibilité : "Autant mettre cette période de chômage technique où je ne fais rien au service des autres" dit-il à France Bleu Limousin.  

Volontarisme partagé par Mathilde, qui habite du côté de Brive. Salariée d'une grande entreprise de cosmétiques, elle indique être en chômage technique depuis le début du confinement. "J'ai beaucoup de temps devant moi, j'aimerais me sentir utile, et donc apporter mon aide aux agriculteurs, car c'est important de les aider à maintenir cette chaîne alimentaire". 

Autant mettre cette période de chômage technique où je ne fais rien au service des autres

Au passage, Mathilde attend aussi de cette expérience qu'elle lui permette de "voir autre chose", et de découvrir un monde totalement inconnu pour elle. "Au supermarché, on ne se doute pas de toute l'activité qu'il y a derrière les produits qu'on achète" reconnaît la jeune femme de 26 ans, qui prendra le travail qui vient. "_Ca ne me fait pas peur, je m'adapte assez vite, je suis en bonne forme physique_, donc ça devrait bien se passer", dit-elle. 

Même ton volontaire pour Gilbert, qui précise qu'il se déplacera dans un rayon d'une vingtaine de kilomètres autour de chez lui, et "qu'il s'adaptera". "Il faut se serrer les coudes dans cette période difficile" explique le peintre en bâtiment, prêt en entrer en action dès que possible.

Un retour vers la terre et l'agriculture ?

Et il y a des besoins. Jean-François Freyssinet, producteur de fraises, de framboises et de pommes du côté d'Uzerche, explique que "les portugais et les espagnols que l'on prend d'habitude sont bloqués aux frontières, on a de grosses difficultés à faire nos travaux". Sur son exploitation il lui manque "une dizaine de personnes toute de suite, et une trentaine dans un petit mois", dit-il. L'appel du Ministre peut être bénéfique, car "on est tous preneurs de main d'oeuvre" poursuit Jean-François Freyssinet, qui estime que cette initiative pourrait aussi avoir des vertus au-delà de la crise : "que tout le monde se rende compte des métiers que l'on fait, et que des gens se dirigent vers l'agriculture" conclut-il. 

Michel Cueille, de la FDSEA de Corrèze, ne dit pas autre chose. "Ce regard posé sur l'agriculture peut être assez _salutaire pour les mois et les années à venir_, parce que cela peut intéresser des gens aux métiers de l'agriculture". Si la crise sanitaire pouvait au moins servir à cela...

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