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Coronavirus : "la mort de mon premier adjoint est un scandale d'Etat !"

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Par , France Bleu Paris

Olivier Dosne, le maire de Joinville-Le-Pont ne mâche pas ses mots : pour lui, le décès de son premier adjoint est "un scandale d'Etat" et il compte bien mener des actions afin qu'une telle pandémie ne se reproduise plus jamais. Il envisage également d'imposer le port du masque dans sa ville.

Ville de Joinville-Le-Pont
Ville de Joinville-Le-Pont © Maxppp - Thierry Balazuc

Agé de 74 ans et premier adjoint à la mairie de Joinville-Le-Pont (Val de Marne) Jean-Jacques Gressier est décédé samedi après avoir contracté le Covid 19. Il avait été admis quelques jours auparavant à l’hôpital de Créteil.

Il a été contaminé lors des élections

Pour le maire (Les Républicains) Olivier Dosne, cela ne fait aucun doute : il a été contaminé dimanche 15 mars, lors des élections municipales. "Des cas ont commencé à être identifiés la semaine précédant les élections, et selon moi, l’Etat et l’ARS étaient très informés de la présence de la maladie sur le territoire. Bien avant l’élection qu’il aurait fallu annuler".

Une fois de plus, des effets d’annonce, sans moyens mis au bout

Les moyens de protection demandés par le gouvernement dans les lieux de vote ont été difficiles à mettre en place estime Olivier Dosne :"Vous pouvez interviewer les autres maires : cela a été très très compliqué de récupérer des gels hydroalcooliques, et autres mesures barrière : il n’y en avait déjà plus à ce moment-là.  Une fois de plus, on a eu droit à des effets d’annonce, sans moyens mis au bout. Chacun a dû faire avec le système D et je tire vraiment mon chapeau aux administrations qui ont toutefois permis le bon déroulement des votes dans des conditions loin d’être parfaites".

On savait très bien que cela allait arriver et les moyens n’ont pas été mis en place dès le début de l’année.

"C’est un scandale d’Etat ! Cette situation rappelle la canicule de 2003 et la catastrophe de Tchernobyl avec sa ligne Maginot supposée" explique Olivier Dosne. "Une fois de plus, les moyens n’ont pas été mis en place en début d'année alors que la pandémie chinoise existait déjà. On savait très bien que ça allait arriver". 

Un manque d'anticipation de l'Etat

Le maire de Joinville pointe du doigt l'impréparation et le manque d'anticipation de l’Etat. Il compte bien en reparler une fois la crise sanitaire passée : "Il y aura certainement des grands débats et des procès. L'Etat n’était pas prêt alors qu’il aurait eu le temps de réagir sur les tests et les moyens de protection".

Le gouvernement a pourtant mis des moyens de protection : gel hydroalcoolique à l’entrée, marqueurs au sol pour respecter la distanciation sociale, etc…  Insuffisant selon l'élu LR :"Vous pouvez interviewer les autres maires : cela a été très très compliqué de récupérer d'appliquer des moyens de protection : des gels hydroalcooliques, par exemple, il n’y en avait déjà plus à ce moment-là.  

Ce sont une fois de plus des effets d’annonce, sans moyens mis au bout. Chacun a dû faire avec le système D et je tire vraiment mon chapeau aux administrations qui ont quand même permis le bon déroulement des votes dans des conditions compliquées".

Je souhaite imposer le port du masque dans ma ville

"J’envisage de prendre prochainement un arrêté comme vient de le faire la ville de Sceaux (Hauts-de-Seine), imposant le port de masque", confie le maire de Joinville.

Olivier Dosne compte rejoindre les groupes qui se constituent, "avec notamment mes amis médecins, qui sont dans la commission de santé avec moi, je pense à plusieurs ministres, anciens ministres de la santé qui sont en train de demander des comptes pour qu’on n’est plus jamais ça, parce que la France, c’est quand même le pays de Pasteur !".

"On ne peut pas imaginer qu’une chose pareille puisse à nouveau se produire. Cela a été anticipé à l’époque par Roseline Bachelot, par Xavier Bertrand, et malheureusement, une fois de plus pour des raisons comptables, on a retiré ce qui avait été mis en place parce que cela coûtait plusieurs milliards, mais aujourd'hui on a 300 à 500 milliards sur le tapis pour compenser ces erreurs. Avec des professionnels de santé qui ont été envoyés à l’abattoir". 

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