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EN IMAGES - Coronavirus dans les Landes : la "manufacture de masques" de Saint-Sever est lancée

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Gascogne, France Bleu

La commune de Saint-Sever a lancé sa "manufacture de masques" ce lundi 27 avril. Le gymnase s'est changé en une petite usine improvisée, où les bénévoles, munis de leur propre machine à coudre, fabriquent des masques en tissu pour tous les habitants de la commune.

 Une habitante de Saint-Sever, venue avec sa vieille machine à coudre, s'active pour fabriquer un masque
Une habitante de Saint-Sever, venue avec sa vieille machine à coudre, s'active pour fabriquer un masque © Radio France - Flore Catala

La fabrication maison de masques passe au niveau supérieur à Saint-Sever : à l'appel de la municipalité, la commune a monté une "manufacture de masques", mise en route ce lundi 27 avril. Environ 80 bénévoles se mobilisent pour fabriquer ensemble des masques en tissu, qui seront distribués gratuitement aux habitants. Pour l'occasion, le gymnase de la salle Laloubère s'est changée en une petite usine improvisée, où chacun, muni de sa propre machine à coudre, met la main à la pâte.

Une organisation d'usine

L'opération est prévue depuis un peu plus d'une semaine par la mairie pour permettre une fabrication de masques rapide, efficace, et répondant aux consignes sanitaires. À l'intérieur du gymnase, des rangées de tables ont été installées, pour mettre en place deux séries de fabrication de masques : des bénévoles cousent, plient, repassent, coupent. Le travail est soigneusement divisé afin que chacun ait une tâche simple à réaliser, des premières coutures à la pose de l'élastique.

Je ne suis pas très douée en couture, mais je suis fière d'aider les autres - Christine, une bénévole de Saint-Sever

Le bruit des machines à coudre résonne dans le grand espace de la salle Laloubère : des dizaines d'habitants sont venus prêter main forte avec leur propre machine, comme Christine, appliquée à son poste, les yeux rivés sur son appareil jaune vif, siglé "Manufrance". Elle l'a acheté il y a 40 ans, et s'en sert à l'occasion pour réaliser des voilages, des turbulettes pour les enfants de la famille, ou pour repriser ses rideaux. Jamais elle n'aurait pensé l'utiliser ici, dans ces conditions : "Ma vieille machine sert pour les masques, pour la communauté, et je suis ravie, je suis fière de m'en servir ! Je ne suis pas très douée en couture mais je suis fière d'aider les autres".

Environ 80 bénévoles ont répondu présents à l'appel de la mairie
Environ 80 bénévoles ont répondu présents à l'appel de la mairie © Radio France - Flore Catala

Un sentiment que partage Geneviève, chargée de superviser les opérations, et veiller à ce que les règles sanitaires soient bien respectées : "Je ne fais pas un métier médical, donc je pense qu'il est important de se mobiliser, et de donner un peu de mon temps au bénéfice de toutes les personnes". Voir le gymnase ainsi transformé, c'est pour elle une image frappante : "quand on rentre on a l'impression d'être dans une usine, c'est pour ça qu'on l'appelle l'usine à masques. Toutes ces dames qui cousent, toutes ces machines à coudre, tous ces profils différents, c'est quelque chose de très marquant".

L'implication de Pyrenex

Les couturiers et couturières amateurs réalisent des masques en suivant le patron mis à disposition par l'Association française de normalisation (AFNOR), à partir de tissus et d'élastiques fournis par l'entreprise Pyrenex, qui elle même s'est mise à la fabrication de masques dans son usine de Saint-Sever. Pour épauler les bénévoles, quelques employés de l'entreprise se sont également mobilisés sur leurs congés. 

C'est le cas de Nadia, dont le rôle est d'aider à la couture sur les différentes séries de fabrication. "Sachant que nous, ça fait quand même entre quinze jours et trois semaines que nous fabriquons ça en entreprise, j'ai profité de ma semaine de vacances pour venir donner un coup de main dans cet élan de solidarité" explique-t-elle.

Objectif de 5 000 masques

Cette solidarité, elle fait justement la joie et la fierté d'Arnaud Tauzin, le maire de Saint-Sever : "c'est vraiment une démarche d'entraide formidable, et grâce à ce bénévolat, on va pouvoir équiper tous les habitants gratuitement d'un masque". L'objectif de la commune : réaliser entre 5 000 et 6 000 masques lavables pour que chaque habitant ait le sien. 

Les bénévoles se relaient le matin et l'après-midi, ainsi que d'un jour sur l'autre
Les bénévoles se relaient le matin et l'après-midi, ainsi que d'un jour sur l'autre © Radio France - Flore Catala

La commune de Montsoué, voisine de Saint-Sever, bénéficiera également de ces masques en tissu, dans la mesure où elle s'est associée à cette opération. Une fois tous les masques fabriqués, ils seront distribués porte à porte aux habitants, afin d'en profiter pour prendre des nouvelles des tous les administrés.

Des retrouvailles pour les Saint-Severins

Cette manufacture à masques est aussi l'occasion pour les habitants de Saint-Sever de se retrouver, et de partager un moment collectif, après plus d'un mois de confinement. Pascaline, attablée derrière sa machine à coudre, discute et rit avec ses voisines. Au milieu de cette période si pesante, cette respiration lui fait du bien : "J'arrive ici, je rencontre plein de gens que je connaissais, donc c'est un moment qui fait énormément plaisir dans cette période où on est chacun chez soi, sans aucun contact. C'est quand même un bon moment de retrouvailles très agréable".

Le gymnase s'est changé en petite usine improvisée
Le gymnase s'est changé en petite usine improvisée © Radio France - Flore Catala

Si la bonne humeur et la détente règnent dans le gymnase devenu usine, personne n'oublie les règles sanitaires. À l'entrée de la salle, un bénévole est chargé de prendre la température des nouveaux arrivants, leur donner du gel hydroalcoolique, et de leur distribuer des masques. Les travailleurs sont séparés d'au moins un mètre de distance, les tables et outils régulièrement désinfectés. Toute l'opération a ainsi reçu l'aval de la préfecture et de la gendarmerie.

Les bénévoles travaillent à une bonne cadence, qui permet la fabrication de plus de 500 masques en une journée. Les dernières retouches sont réalisées par des habitants à domicile pour finaliser les masques avant de les emballer. Les bénévoles ont prévu de se relayer pendant une dizaine de jours, entre 9h et 17h, afin de pouvoir couvrir tous les besoins.

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