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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : le CHU de Nantes suit de près le deuil des familles depuis un an

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Par , France Bleu Loire Océan

Une cellule dédiée du CHU de Nantes accompagne les familles des patients morts à l'hôpital. Depuis un an, elle renforce son aide face à un deuil très perturbé par la crise sanitaire.

L'entrée de l'hôpital Hôtel Dieu du CHU de Nantes en janvier 2021.
L'entrée de l'hôpital Hôtel Dieu du CHU de Nantes en janvier 2021. © Radio France - Marc Bertrand

Le cap des 100.000 morts du Covid-19 a été franchi ce jeudi 15 avril en France d'après le décompte de Santé Publique France. Le gouvernement prévoit un hommage et un deuil national pour les victimes. Pour les proches, le deuil est profondément perturbé par la crise sanitaire alors qu'il est impossible d'aller voir les malades à l'hôpital et que les enterrements sont très encadrés. Depuis un an au CHU de Nantes, un dispositif de soutien aux familles endeuillées est mis en place.

Le CHU de Nantes suit de près le deuil des familles depuis un an

"Une fragilité accrue des proches confrontés au deuil"

Composée de médecins, infirmiers, psychologues, assistants sociaux et cadres de santé, la cellule d'aide aux proches endeuillés existe depuis 2018 au CHU de Nantes. Mais à partir du printemps dernier lors du premier confinement, la crise sanitaire a durement éprouvé les familles. "Les différents acteurs du dispositif ont perçu une fragilité accrue des proches confrontés au deuil, témoigne le Docteur Aurélie Lepeintre, responsable de l'unité de soins de support et soins palliatifs. Des visites limitées, un défaut de support familial et social lié au confinement, et aussi une modification des rites funéraires."

Les préoccupations des familles peu de temps après le décès relèvent des démarches administratives

Alors dès le mois de mars 2020, l'unité décide de devenir "proactive", de téléphoner ou au moins d'envoyer un courrier à chaque famille de patient décédé à l'hôpital - du coronavirus ou d'autres pathologies - pour proposer un accompagnement. L'unité travaille en lien avec tous les services du CHU, de la Ville et avec les nombreuses associations d'aides (médicales, psychologiques et sociales) de Nantes.

Clémentine Paul (à gauche), assistante sociale, et Aurélie Lepeintre (à droite), médecin responsable de l'unité de soins de support et soins palliatifs du CHU de Nantes
Clémentine Paul (à gauche), assistante sociale, et Aurélie Lepeintre (à droite), médecin responsable de l'unité de soins de support et soins palliatifs du CHU de Nantes © Radio France

Et les besoins sont réels, selon le CHU. Mais les familles ne demandent pas toujours une aide psychologique selon Clémentine Paul, l'assistante sociale. "Les préoccupations des familles peu de temps après le décès, c'est tout ce qui relève des démarches administratives. Il y des organismes à prévenir dans les quelques jours qui suivent le décès comme la banque, par exemple."

Une demande d'aide psychologique souvent des mois après le décès

La demande de soutien psychologique apparaît souvent dans un second temps explique Aurélie Lepeintre, "Parfois on prend contact avec des familles qui ne formulent pas initialement de demande et qui nous rappellent parfois plusieurs mois après pour être soutenues sur le plan psychologique."

Faire une place au défunt c'est reconnaître que derrière il y a une famille endeuillée.

Dans cette perspective, l'hommage qui sera rendu par la France aux victimes du coronavirus est essentiel pour le médecin. "Faire une place au défunt, c'est reconnaître que derrière un défunt il y a une famille endeuillée. Et en ça forcément c'est utile."

Depuis un an, selon Aurélie Lepeintre, plus d'un millier de familles ont été contactées par la cellule d'aide du CHU suite au décès d'un proche.

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