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Dossier : Coronavirus

Coronavirus : le confinement difficile des sans-abris à Grenoble

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Par , France Bleu Isère

Nous sommes au bout de la quatrième semaine de confinement et la situation devient réellement pesante pour beaucoup d'entre nous, y compris pour les sans-abris. Les conditions de vie confinée dans les hébergements d'accueil sont parfois difficiles et la tentation de rester dehors est grande.

Un sans domicile fixe couché sur un banc, en plein confinement.
Un sans domicile fixe couché sur un banc, en plein confinement. © Radio France - Victor Vasseur

En cette fin de quatrième semaine de confinement, la situation devient difficile à vivre pour tout le monde, y compris pour les personnes sans domicile fixe. Elles aussi doivent être confinées dans des foyers ou d'autres lieux d'hébergement mais ces derniers jours, à Grenoble, il n'était pas rare de croiser plus de sans-abris dans les rues qu'au début du confinement. 

"On peut avoir l'impression qu'ils sont plus présents dehors car ils ont besoin de se déplacer sur les lieux de distribution de produits d'hygiène ou alimentaires. Ils ont aussi le droit de sortir de temps en temps pour se détendre et ne pas rester dans les lieux d'hébergement", explique Richard Diot, le directeur de l'association Point d'eau, à Grenoble, qui vient en aide aux sans-abris. 

A Grenoble, ce relâchement peut notamment s'expliquer par les conditions d'hébergement pas toujours favorables. "Les personnes peuvent être un peu plus concentrées qu'ailleurs", reconnaît Richard Diot. Par ailleurs, les sanitaires des locaux de l'association sont fermés en raison du coronavirus, ce qui complique l'accès à l'hygiène, pourtant primordial dans cette période. 

Des personnes dans le besoin plus nombreuses

L'autre explication avancée par l'association Point d'eau est "l'apparition d'un nouveau public de personnes en grande précarité qui travaillaient en intérim ou avaient des petits boulots à côté et qui ont perdu leur travail. Elles se retrouvent aujourd'hui sans ressources et viennent grossir les rangs des accueils de jour". 

Richard Diot, président de l'association Point d'eau, à Grenoble.

Sentiment d'abandon

Si aujourd'hui, Richard Diot note une amélioration de la prise en charge des sans-abris pendant cette période inédite, il y a eu un fort sentiment d'abandon au début de la crise. "Beaucoup de structures ont fermé dès l'annonce du confinement et les personnes sans domicile fixe ont un sentiment de lassitude car tous les rythmes ont changé, les lieux de distribution ont changé aussi. Par ailleurs, pour les personnes atteintes de troubles psychiques, l’enfermement peut être vraiment complexe", détaille le président de Point d'eau. 

Pendant toute la période du confinement, l'association Point d'eau continue d'accueillir les sans-abris tous les lundis, mardis, jeudis et vendredis matins de 8h30 à 11h30, au 31 rue Blanche Monier, à Grenoble. Si vous souhaitez donner un peu de votre temps quand le confinement sera levé, l'association fait savoir qu'elle recherche des bénévoles

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