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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : le port du masque obligatoire dans les entreprises à partir du 1er septembre

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Le port du masque va devenir obligatoire en entreprise sauf dans les bureaux individuels, a annoncé la ministre du Travail Elisabeth Borne le 18 août lors d'une réunion avec les partenaires sociaux. Une mesure qui entrera en application le 1er septembre, mais des dérogations sont possibles.

Le masque sera également obligatoire dans les open spaces.
Le masque sera également obligatoire dans les open spaces. © Maxppp - Alexandre MARCHI

À partir du 1er septembre, il sera obligatoire de porter le masque dans les entreprises, sauf dans les bureaux individuels s'il n'y qu'une seule personne présente. Les salariés devront désormais porter leur masque partout où l'on est susceptible de se croiser. Cela vaut ainsi pour les open spaces, les bureaux ouverts, les couloirs ou vestiaires. Mais le nouveau protocole sanitaire présenté le 31 août prévoit des adaptations.

Le port du masque va devenir obligatoire en entreprise, à partir du 1er septembre, à l'exception des les bureaux individuels
Le port du masque va devenir obligatoire en entreprise, à partir du 1er septembre, à l'exception des les bureaux individuels © Visactu

Des masques à la charge de l'employeur, le télétravail "recommandé"

Le masque, devenant ainsi un équipement de protection individuel, n'est pas à la charge du salarié. Ce sera à la charge de l'employeur, jusqu'ici il s'agissait d'une recommandation. 

En ce qui concerne le télétravail, il est "recommandé", et non plus "une solution à privilégier", comme indiqué dans le protocole précédent. Le télétravail reste à "privilégier" pour "les travailleurs à risques de formes graves de Covid-19" ou qui "vivent au domicile d'une personne qui l'est". Ces salariés et les entreprises "peuvent solliciter la médecine du travail afin de préparer le retour en présentiel (...) et étudier les aménagements de poste possibles". Il est mis fin au dispositif de placement en activité partielle des salariés partageant le domicile d'une personne vulnérable.

Les indicateurs statistiques de contaminations sont repartis à la hausse et inquiètent autorités sanitaires et gouvernement, qui craignent une deuxième vague susceptible de faire tanguer de nouveau le système hospitalier et l'économie. Devant les obligations de porter le masque à l'extérieur prises dans certaines villes, comme Paris et Marseille, plusieurs médecins militaient pour qu'il devienne obligatoire dans les espaces clos que sont les entreprises.

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Des adaptations possibles

Selon le nouveau protocole présenté le 31 août, des adaptations sont possibles en fonction de la circulation du virus dans le département où l'on travaille. 

Dans les zones rouges, où le taux d'incidence est supérieur à 50 pour 100.000, "la faculté de déroger au port permanent du masque ne sera possible que dans les locaux bénéficiant d’une ventilation mécanique et garantissant aux personnes un espace de 4 m2 (par exemple, moins de 25 personnes pour un espace de 100 m2 )", indique le protocole. 

Dans les zones oranges, où le taux d'incidence est compris entre 10 et 50 pour 100.000 habitants, "la faculté de déroger au port permanent du masque sera limitée aux locaux de grand volume et disposant d’une extraction d’air haute".

Et dans les zones vertes, où le taux d'incidence pour 100.000 habitants est inférieur à 10, il sera possible de déroger au port du masque s'il y a une "ventilation/aération fonctionnelle et bénéficiant d’une maintenance", des "écrans de protection entre les postes de travail", la "mise à disposition des salariés de visières", et la "mise en œuvre d’une politique de prévention avec notamment la définition d’un référent Covid-19 et une procédure de gestion rapide des cas de personnes symptomatiques".

Port du masque "nécessaire" en extérieur dans certains cas

Le port du masque sera "nécessaire" pour les travailleurs exerçant en extérieur, en cas de regroupement et d'incapacité à respecter la distance d'un mètre, selon le protocole sanitaire présenté ce lundi 31 août. Il s'agit de "masques grand public, de préférence réutilisables, couvrant à la fois le nez, la bouche et le menton, répondant aux spécifications de la norme AFNOR S76-001 ou, pour les masques importés, aux spécifications d'organismes de normalisation similaires".

Si plusieurs salariés sont présents dans un même véhicule, le port du masque est obligatoire, associé à une procédure de nettoyage régulière du véhicule. Le masque est "un complément des gestes barrières mais ne peut se substituer au respect des différentes mesures dont les règles de distanciation physique et d'hygiène des mains".

Les visières "ne sont pas une alternative au port du masque", mais un moyen "supplémentaire de protection du visage et des yeux face aux virus transmis par les gouttelettes".

Des risques des gouttelettes en suspension dans l'air

Les protocoles pour les lieux de travail "ne prennent pas suffisamment en compte" le risque de propagation du Covid-19 par aérosols (fines gouttelettes en suspension dans l'air expiré par les malades), déplorent une vingtaine de médecins dans une tribune publiée en ligne par Libération. Mardi, un collectif des professionnels de santé, C19, a saisi le Conseil d'Etat pour rendre le masque obligatoire dans tous les lieux clos, le domicile étant la seule exception à la règle.

Selon les derniers chiffres de Santé Publique France, 24% des "clusters", foyers de contamination, sont situés en entreprises (hors établissements médicaux).

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