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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : le préfet de l'Yonne détaille les conditions du déconfinement

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Par , France Bleu Auxerre

Port du masque, dépistage des malades, déplacement, accès aux berges de l'Yonne : le préfet l'Yonne détaille les règles du déconfinement dans notre département.

Henri Prévost, le préfet de l'Yonne.
Henri Prévost, le préfet de l'Yonne. © Maxppp - Thomas Padilla

Le préfet de l'Yonne, Henri Prévost, a précisé les règles du déconfinement dans le département et la poursuite du plan de lutte contre le coronavirus. Il a répondu aux questions de France Bleu Auxerre ce lundi 11 mai, premier jour du déconfinement en France. 

Ecoutez le préfet de l'Yonne

Ce lundi 11 mai marque le début du déconfinement. Est-ce que cela signifie qu'on revient à la vie normale, à la vie d'avant le coronavirus ? 

Bien évidemment on ne peut pas rembobiner le film, se dire qu'on a vécu un mauvais rêve et puis repartir comme deux mois en arrière. Par exemple, vous savez qu'on n'a pas le droit de se réunir à plus de dix personnes. Il ne faut pas s'imaginer faire des retrouvailles avec sa bande d'amis ou avec sa famille au sens large le week-end prochain, la situation a changé et les modes de vie doivent s'adapter. 

Le département est classé en rouge, cela veut dire que les jardins et les parcs ne rouvrent pas ce lundi mais peut-on estimer que les berges de l'Yonne par exemple entrent dans ce cas de figure ?

Actuellement, c'est un arrêté du maire d'Auxerre qui interdit l'accès aux berges. Je ne sais pas qu'elle va être la position du maire maintenant. Sur les berges de rivières je pense que c'est une adaptation au cas par cas, il faut une concertation, l'idée est à la fois de permettre aux gens de retrouver une vie plus agréable, plus normale mais aussi de se protéger et de ne pas avoir des occasions de transmission du virus. On a vu que nous sommes passés pas très loin d'une situation extrêmement grave avec la saturation des places en réanimation. On a tous envie je pense d'échapper à un deuxième pic épidémique et donc on doit s'adapter et faire très attention à la façon dont on se déconfine.

La région est toujours classée rouge au vu notamment de la capacité d'hospitalière. Où en sommes-nous dans l'Yonne, quelle est la tendance dans le département ? 

On est à 17 personnes en réanimation. On reste à un niveau relativement élevé mais qui encore en dessous de la capacité, cela veut dire qu'on a encore des places en réanimation mais avec la fin du confinement certaines activités hospitalières vont reprendre. Les opérations chirurgicales qui ont pu être différées vont devoir être effectuées donc il faut garder des places en réanimation pour ces activités, le niveau de réanimation reste important c'est pour cela qu'on est resté en rouge.

Au niveau des tests de dépistage qui est concerné ? Qui peut se faire dépister ?

Le dépistage est sur ordonnance médicale, si vous avez les symptômes, vous allez voir votre médecin ou vous appelez le numéro de téléconsultation ou le 15 si vous n'arrivez à joindre ces médecins de ville. En fonction de vos symptômes, le médecin appréciera si vous avez besoin d'être testé. Ensuite, les test seront effectués soit au sein de l'hôpital soit au sein d'un laboratoire privé, soit par une équipe mobile qui pourra venir faire le test chez vous avec une infirmière à votre domicile, si vous êtes une personne qui ne peut pas se déplacer. Tous les gens qui auront besoin d'être testé seront testé. 

Les parents ont le choix de renvoyer leurs enfants à l'école ou de les garder à domicile, qu'est-ce que vous dites à ces parents ?

C'est un choix qui est important. Et tout a été fait pour que cette rentrée soit dans les meilleures conditions sanitaire possible. C'est un temps qui est important car il faut finir l'année scolaire. 

Vous préconisez aux parents de remettre leurs enfants à l'école ?

Je les invite à les rescolariser, à apprécier chacun la santé de leur enfant, à voir la totalité de leur situation mais je les invite oui à retourner à l'école.

Si toutes les familles font ce choix est-ce que cela ne posera pas des problèmes d'organisation ?

Pour l'instant, on en est pas là. Pour le moment, on en est à moins de 50% des parents qui veulent renvoyer leurs enfants à l'école. Mais je pense qu'en effet ce sont des choses qui vont évoluer assez vite, et s'il y a plus de parents qui font ce choix, l'Education Nationale organisera les choses avec la possibilité d'accueillir en priorité les enfants qui ont le plus besoin d'une activité scolaire. Des enfants qui ont des difficultés ou qui n'ont pas pu suivre les courses à distance ou parce que leurs parents sont soignants ou qu'ils ont des activités professionnelles qui ont un lien très direct avec la vie du pays.

Il y a aussi la situation des maires qui refusent d'ouvrir les écoles dans leur commune ?

C'est une compétence des maires. Le maire doit apprécier les circonstances. J'échange avec eux pour comprendre leurs difficultés et essayer d'apporter des réponses. Les choses évoluent très vite et je pense qu'il y a un vrai désir de réouverture des écoles chez les parents et chez les enfants, et je pense que les élus et maires entendent ce désir et ils essayent d'y répondre. 

Le déconfinement concerne aussi les transports en commun, c'est une problématique qui est importante notamment dans le nord du département où beaucoup de personnes prennent le train au quotidien pour aller travailler, comment les contrôles vont être effectués ?

C'est en train d'être mis en place par la SNCF pour que les gestes barrières et le port du masque soient bien appliqué. L'objectif n'est pas de verbaliser les comportements mais que cette règle soit appliquée pour le bien de tous.

Après deux mois de restrictions, est-ce que vous craignez un relâchement dans le quotidien, dans les comportements, une baisse de vigilance ?

Oui il y a un risque. Dans le département, l'ensemble de la population a vraiment fait un effort considérable et il est important de garder le bénéfice de l'effort que nous avons tous consenti en renonçant à nos sorties, à une partie de notre vie pendant deux mois, donc maintenant il faut continuer à ne pas baisser la garde, être vigilant et en particulier pour les personnes les plus fragiles, à redoubler d'attention. 

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