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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : le Secours Populaire du Finistère confronté à une forte hausse de la pauvreté

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Par , France Bleu Breizh Izel

Le Secours Populaire du Finistère fait face à une explosion de la demande d'aide alimentaire depuis le début de la crise du coronavirus. Le nombre de bénéficiaires a augmenté de 40%. L'association a profité de la visite des élus mardi sur son site de Brest pour demander une aide des collectivités.

Ces bénévoles du Secours Populaire remplissent une centaine de colis de nourriture chaque jour.
Ces bénévoles du Secours Populaire remplissent une centaine de colis de nourriture chaque jour. © Radio France - Nicolas Olivier

"Une augmentation dramatique", c'est ce que décrivent les responsables du Secours Populaire dans le Finistère. Ces deux derniers mois, plus de 16.000 personnes ont poussé la porte de l'une des 27 antennes locales de l'association pour demander une aide alimentaire. Les bénévoles ont distribué depuis la mi-mars l'équivalent de 300.000 repas. Rien qu'à Brest, 8.500 bénéficiaires se sont présentés, soit 40% de plus que la normale.

Nouveau public

Au siège départemental du Secours Populaire dans le quartier de Lambézellec, des dizaines de bénévoles s'affairent autour des cartons de marchandises pour préparer les colis. "Il y a un rendez-vous toutes les trois minutes, raconte Thierry Cloâtre, le secrétaire général du Secours Populaire du Finistère. On a eu des journées à 117 colis. Il y a 10 jours, à 10h du matin c'était plein. On était obligé de dire aux gens de rappeler plus tard." 

Car le confinement a entraîné à la fois une baisse de revenus pour certains salariés, voire une perte d'emploi, et une augmentation des dépenses d'alimentation. Les bénévoles ont ainsi vu arriver un nouveau public, notamment des étudiants et des travailleurs précaires qui ne venaient pas auparavant. Cette période a aussi suscité un "fort sentiment d'abandon" chez ces populations fragiles.

"Heureusement, l'élan de solidarité a été remarquable", explique Thierry Cloâtre, qui a recruté 150 nouveaux bénévoles dont beaucoup de jeunes. Toutes les demandes n'ont d'ailleurs pu être satisfaites, par manque de place dans les locaux, en raison des règles sanitaires.

On ne sait pas comment on va finir l'année

Mais cette crise a aussi amputé les ressources de l'association. 57% de ses recettes proviennent habituellement des diverses opérations de collecte sur le terrain, qui ne sont plus possibles depuis le début du confinement. Pour la première fois de son histoire (née en 1945), le Secours Populaire ne peut plus collecter. Dans le Finistère, ses responsables estiment qu'il manque 400.000 euros pour assurer les quatre prochains mois. "On ne sait pas comment on va finir l'année", souffle Thierry Cloâtre.

D'où l'appel à l'aide lancé mardi matin aux élus venus visiter le siège brestois pour saluer le travail des bénévoles. François Cuillandre, maire de Brest, Nathalie Sarrabezolles, présidente du conseil départemental du Finistère, et Loïg Chesnais-Girard, président de la Région Bretagne, ont bien reçu le message. Il faudra plus que des mots pour remercier les acteurs de la solidarité.

Le président de la Région Bretagne, la présidente du Conseil départemental du Finistère et le maire de Brest ont visité mardi le siège du Secours Populaire du Finistère.
Le président de la Région Bretagne, la présidente du Conseil départemental du Finistère et le maire de Brest ont visité mardi le siège du Secours Populaire du Finistère. © Radio France - Nicolas Olivier
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